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Entrevue... pas conne avec Marcel Leboeuf

André Robitaille et Marcel Leboeuf... (Archives La Presse)

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André Robitaille et Marcel Leboeuf

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(SHERBROOKE) Certains travaillent au son monocorde du climatiseur, d'autres, dans le tintamarre des marteaux-piqueurs. Marcel Leboeuf est le plus chanceux. Il gagne sa vie dans le bruit des rires. À longueur d'année.

Cette année, cet employé permanent du théâtre d'été mène de front la tournée de deux pièces qui font coller l'aiguille au fond du rigolomètre : Ladies Night et Le dîner de cons. Dans le chef-d'oeuvre de Francis Veber, qui dressera ses couverts à la salle Maurice-O'Bready pendant deux semaines à compter de mercredi, l'ancien concierge de Chop Suey devient le crétin de service de son bon ami André Robitaille, dans une mise en scène de son autre bon ami Normand Chouinard.

Il a interrompu ses vacances dans son vignoble de Mont-Saint-Hilaire pour nous parler... et nous révéler qu'il prépare une pièce père-fille avec sa Laurence.

Vous avez dit que le rôle de François Pignon était le plus facile que vous aviez tenu. Comment est-ce possible?

C'est le plus proche de ce que j'aime jouer. Quand on a commencé les répétitions, la barre était haute. Je sentais que le défi serait grand de reprendre ce rôle que Jacques Villeret a marqué au fer rouge au cinéma. Finalement, quand on arrête de penser à ça et qu'on ne fait que jouer ce qui est écrit, ça va tout seul. Le texte est tellement bien ficelé que nous avons seulement à être vrais pour que la chimie fonctionne.

En quels mots décririez-vous ce personnage?

François Pignon est très proche de moi. Il est à la fois naïf et passionné. Quand on se passionne pour quelque chose, on en parle avec emballement, et ça peut arriver qu'on fasse rire de soi. Ça m'est arrivé d'être le quétaine d'un autre. Mais à la fin, on le sait, Pignon n'est pas si con et Brochant se fait servir une leçon. Et Pignon est attachant, il a un côté bon gars. Il vit une peine d'amour terrible depuis deux ans. C'est sa passion pour les maquettes en allumettes qui lui permet de survivre à sa douleur. C'est une circonstance importante, qui était plutôt occultée dans le film, mais qui est bien présente dans le texte.

Combien de fois avez-vous vu le film?

Je l'ai vu une bonne trentaine de fois. C'est curieux, mais je le ressors toujours dans le temps des Fêtes. Il y a quelque chose là-dedans qui me rend vraiment de bonne humeur. Et on voit que c'est la même chose quand les gens sortent de la pièce.

Quelle est votre réplique favorite?

«On a les droits!» fait partie d'une séquence que j'adore jouer. Pour l'adaptation québécoise, nous avons eu la permission d'ajouter deux choses, deux trouvailles d'André Robitaille. Quand Brochant demande à Pignon de montrer sa maquette du pont Champlain à son ami Juste Leblanc, Pignon répond : «Je n'ai pas réussi à le finir. Il tombe tout le temps.»

La comédie vous aime et vous semblez aussi aimer la comédie. Êtes-vous toujours en préparation d'un spectacle solo d'humour?

J'ai un peu mis cette idée sur la glace, puisque je veux mettre toute mon énergie à réaliser un autre projet : monter sur scène avec ma fille. Laurence n'a pas fait d'école de théâtre et n'a jamais joué sur scène non plus. Elle souffre du syndrome de l'imposteur. Je lui ai donc proposé de casser la glace avec elle. Nous avons déjà eu trois rencontres avec la direction d'un théâtre montréalais pour une présentation en automne 2017. La prochaine étape sera de trouver un auteur, qui écrira cette rencontre père-fille qu'on imagine en humour et en émotion.

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