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Un rêve d'enfant pour Sébastien Lacombe

Quel rôle a joué The Wall, le célèbre album de Pink Floyd, dans la vie de... (Archives La Presse)

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Quel rôle a joué The Wall, le célèbre album de Pink Floyd, dans la vie de Sébastien Lacombe?« C'est l'album avec lequel j'ai appris à chanter », répond, sans ambages, le principal intéressé.

On ne s'étonnera donc pas si Sébastien Lacombe, qui mène une carrière d'auteur-compositeur-interprète depuis plus de dix ans, enfile la peau de Roger Waters et de Bob Geldof ce soir à la Fête du lac des Nations. Le chanteur s'est joint l'été dernier à la troupe des Vikings de Richard Petit pour la présentation du spectacle The Wall Theatre Experience. Ce dernier est une transposition sur scène du célèbre film musical d'Alan Parker, dans lequel un personnage du nom de Pink (Geldof) sombre peu à peu dans une schizophrénie autodestructrice, au son des chansons du renommé groupe britannique.

« Nous avons fait notre rentrée montréalaise en février dernier, à Montréal en lumière, devant un Métropolis bien plein, mais nous avions déjà eu quelques rodages en octobre en Abitibi. J'avais exprimé mon intérêt à Richard Petit [également coproducteur avec le guitariste Michel Bruno] pour participer à ce spectacle. L'été dernier, il m'a dit qu'on cherchait un nouveau chanteur et que c'était le temps ou jamais. Comme j'ai grandi dans un quartier majoritairement anglophone, je peux reproduire assez bien l'accent britannique. J'ai passé une audition et j'ai été retenu. »

En tant que benjamin d'une famille de trois garçons, Sébastien Lacombe récoltait souvent les vinyles que ses grands frères, abonnés à Columbia, négligeaient ou aimaient moins. Étonnamment, The Wall fut du nombre.

« Je suis alors tombé amoureux de cet univers psychédélique et glauque. D'interpréter sur scène une chanson comme Comfortably Numb, c'est donc comme un petit rêve d'enfant qui se réalise. »

Depuis ses premières représentations en 2011, le spectaclea vu passer de multiples interprètes, dont Bruno Pelletier, Martin Deschamps, Alexandre Desilets, Martin Giroux, Marc Déry, Marie-Denise Pelletier, Hugo Lapointe et Stéphanie Bédard, entre autres. De simple spectacle hommage à l'album, il s'est finalement transformé en une véritable émulation du film, dans une formule opéra rock.

« J'étais content, parce que ce ne sont pas seulement des covers. Il y a un effort théâtral, une mise en scène, des tableaux bien faits et un grand souci du détail. Je porte même la montre Mickey Mouse de Pink. Ça m'a vraiment interpellé. On refait l'intégrale du film de A à Z. Ça m'a quand même pris beaucoup de temps de préparation, pas seulement pour les textes des chansons mais aussi les intentions d'interprétation. En fait, je pensais déjà bien connaître le film, mais à force de le travailler, je me suis aperçu que je ne le connaissais pas tant que ça. C'était donc un très bel apprentissage pour moi. »

Visées internationales

À ses côtés, outre Richard Petit et Michel Bruno, on retrouvera Sylvain Auclair, que le public a pu découvrir l'hiver dernier à La voix au sein de l'équipe d'Éric Lapointe, de même que Meggie Lagacé et Eva Avila.

Le spectacle a même des visées internationales. « D'après ce que Richard m'a dit, c'est la plus grosse production de The Wall en ce moment depuis que Roger Waters a cessé sa tournée. Il y a même plus d'éléments dans notre spectacle que dans celui de Waters. Richard s'est un peu inspiré de la tournée Musical Box, qui fait quelque chose de similaire avec la musique de Genesis. Il ne faut pas oublier qu'il y a dans le film des morceaux qui ne sont pas sur le disque. Par exemple la pièce d'ouverture, When the Tigers Broke Free, figure sur l'album suivant, The Final Cut. »

Pour les non-initiés, The Wall raconte l'histoire d'une star du rock qui sent sa raison défaillir et construit un mur protecteur autour de lui. Aux portes de la folie, le personnage retourne en arrière, revoyant la mort de son père à la guerre, la surprotection de sa mère, l'échec de son mariage, la plongée dans la drogue. Il finira par faire son propre procès. La folie de Pink, qui développe plusieurs personnalités, devient même politique, et l'artiste se transforme en despote rappelant le régime nazi. Sylvain Auclair, dont la voix se rapproche plus de celle de David Gilmour, interprète le Pink facho.

« J'ai découvert récemment que les gardiennes de mes enfants, des adolescentes, raffolent de l'album. C'est vraiment une musique transgénérationnelle. J'ai même vu des spectateurs pleurer pendant que je chantais Mother. »

Mais dès le lendemain du spectacle, Sébastien Lacombe entamera deux semaines de travail intensif pour compléter les deux ou trois dernières chansons d'un quatrième album, qu'il espère lancer en 2016. Un premier extrait, Sur une corniche, est déjà offert. Le chanteur travaille aussi avec Alexandre Belliard, qui l'avait justement invité à terminer sa précédente tournée au Centre d'art de Richmond, en décembre dernier.

« Je suis dans une période très créative », conclut-il.

Quoi : The Wall Theatre Experience

Quand : Ce mercredi soir, 22 h 30

Où : Fête du lac des Nations

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