La visite rare d'Ashley MacIsaac

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Ashley MacIsaac

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Ceux qui ont dansé à perdre haleine sur la musique du violoniste Ashley MacIsaac dans les années 1990 auront une rare occasion de le revoir à l'oeuvre sur scène, mercredi soir, alors qu'il sera la tête d'affiche de la septième soirée du Mondial des cultures de Drummondville.

Principalement investi dans un processus de création, l'artiste originaire du Cap-Breton ne donne qu'une douzaine de spectacles annuellement et il s'agira, en fait, de sa seule incursion en sol québécois en 2015. L'enfant terrible de la musique traditionnelle, qui possède une collection de trois prix Juno, sera accompagné pour l'occasion d'une formation de la région de Québec.

«Je jouais beaucoup plus souvent au début de ma carrière, lorsque j'avais 18 ans. Maintenant que j'ai 40 ans, j'ai beaucoup plus de responsabilités et c'est beaucoup plus difficile physiquement de récupérer de mes concerts. Disons que je me donne pas mal quand je suis sur scène», explique-t-il.

Le Néo-Écossais, qui s'est démarqué grâce à sa virtuosité et à ses kilts, est fort enjoué à l'idée de grimper sur scène au Mondial des cultures. Il n'a jamais mis les pieds à Drummondville, mais salive à l'idée de jouer devant un public aussi réceptif aux chansons traditionnelles et à la diversité culturelle. Il a également hâte de renouer avec ses racines québécoises, lui qui a une grand-mère francophone.

«J'ai toujours eu un petit quelque chose pour le Québec. Ma grand-mère est une Leblanc. C'est une femme de tête, et je crois avoir hérité de son caractère. C'est toujours spécial de venir jouer ici, c'est un peu comme chez nous», affirme le violoniste, dont le dernier album, intitulé Crossover, date de 2011.

Inspiré du mouvement punk rock et grunge du début des années 1990, Ashley MacIsaac roule sa bosse depuis une vingtaine d'années en reprenant des chansons traditionnelles et celtiques afin de les remodeler et de leur donner une sonorité actuelle. Il a l'intention d'offrir un spectacle particulièrement lourd demain soir.

«Le Québec est entre autres reconnu pour ses amateurs de heavy métal, et nous avons bien l'intention d'offrir un spectacle très rock composé de musique traditionnelle et de solos de violons. C'est l'été, les gens seront à Drummondville pour s'amuser, pour avoir du plaisir et nous leur offrirons un spectacle fort en énergie», poursuit le musicien, qui s'était déclaré candidat libéral aux élections fédérales de 2006 avant de se retirer de la course.

Du rock à l'électro

Au cours des dernières années, Ashley MacIsaac a fait la rencontre de DJ Sticks d'Halifax et les deux hommes ont convenu de collaborer pour le 12e album du violoniste, qui devrait voir le jour à la fin de l'été ou à l'automne. C'est donc dire que l'artiste abandonnera, momentanément du moins, le rock pour donner dans la musique électronique.

«Ce sera toujours de la musique traditionnelle réinventée, mais cette fois, le format sera plus dance. Il y a notamment Skrillex qui a accepté de collaborer», signifie-t-il.

Il ne sera pas possible d'entendre ce nouveau matériel lors de la prestation drummondvilloise, l'artiste préférant attendre que le premier extrait soit lancé. Interrogé au sujet de l'audace de cette aventure, il explique avoir pris plusieurs risques au fil des ans et avoir une meilleure idée du marché.

«On m'a souvent dit, au cours des années, que mes succès n'étaient que des one-hit-wonders. Après 20 ans, je suis toujours là et je fais un doigt d'honneur à tous ceux qui ont douté. J'ai l'intention de poursuivre, peu importe ce qui arrive, je suis entêté, je tiens ça de ma mère», conclut-il.

Vous voulez y aller?

Ashley MacIsaac

Mercredi, 20 h 30

Grand Théâtre Loto-Québec

Mondial des cultures,

Drummondville

Entrée: 18$

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