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Cowboys: de Willie à Dolly: irrésistiblement séduisant

C'était la première mercredi soir de la deuxième... (Imacom, René Marquis)

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C'était la première mercredi soir de la deuxième saison de Cowboys : de Willie à Dolly, présenté par la troupe Québec Issime à la place Nikitotek de Sherbrooke. Le spectacle fait encore mouche grâce à la qualité de ses interprètes et l'étendue du répertoire visité.

Imacom, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(CRITIQUE) Le tour de force du spectacle Cowboys : de Willie à Dolly de Québec Issime? Réussir à faire aimer la musique country à tout le monde. Recette du succès : un excellent et très étendu choix de répertoire, des chanteurs et musiciens très solides, mais surtout, un plaisir contagieux.

Du moins dans la première partie, un retard de 20 minutes et un entracte de presque une demi-heure ayant empêché d'assister à plus loin que le premier bloc de la deuxième partie (il en restait quatre autres), heure de tombée oblige.

Mais pour ce qui est de la première moitié de la soirée, il est presque impossible de résister à l'extrême gaieté qui se dégage des interprètes, qui non seulement excellent dans leur présence sur scène et leur livraison des chansons, mais dégagent un réel bonheur d'être là. Même Philippe Berghella, le « p'tit nouveau » de la distribution, semble faire partie de la bande depuis les débuts.

Les voix (trois d'hommes, trois de femmes) sont justes, belles et colorées, en plus de former de superbes harmonies.

Cowboys : de Willie à Dolly, c'est une suite ininterrompue de pots-pourris regroupés en douze blocs, chacun sur un thème particulier. Voilà qui permet d'embrasser très large. Franchement, aucun grand succès ne semble avoir été négligé dans cet exhaustif panorama de la musique au Stetson, tant chez nos voisins du Sud qu'ici au Québec.

Il faut toutefois se faire à l'idée qu'il n'y aura que des extraits, bien que cette façon de faire donne un rythme très payant au spectacle. Autrement dit, pas vraiment le temps de s'ennuyer. Le tout à grands coups d'éclairages multiples et de costumes flamboyants, changés à un rythme effréné.

DÉBUT FAIBLARD

S'il y a un bémol, c'est dans l'ordre des numéros. Par exemple, le spectacle commence par un pot-pourri de country américain contemporain, un répertoire s'adressant davantage aux connaisseurs. Difficile alors de faire embarquer la majorité de la foule quand celle-ci ne reconnaît pas les chansons.

Cela donne un début de spectacle faiblard plutôt qu'explosif. Il faudra attendre la fin du deuxième bloc pour que l'auditoire reconnaisse Jambalaya de Hank Williams et se mette à taper dans ses mains.

En revanche, cette amorce plus lente permet de créer un efficace crescendo pour le reste de la première partie. On peut se demander quand même si écarter les pots-pourris moins connus pour les remplacer par quelques interprétations complètes des plus grands succès country aurait un meilleur effet.

En matière de mise en scène, on n'est pas dans le très spectaculaire ni la réinvention de la roue, la musique restant toujours en avant-plan. Il y a quand même de très belles trouvailles, par exemple une pièce instrumentale et très rapide de Bobby Hachey pendant que les techniciens s'affairent à changer le décor en courant derrière. Mais on sent parfois le remplissage.

Quant aux trois écrans géants (un en fond de scène, deux sur les côtés qui épousent la silhouette d'une grange), ils jouent le plus souvent un rôle esthétique et interviennent très peu dans la scénographie.

DASSIN DE NEW ORLEANS

Le bloc le plus réussi demeure Québec-Tennessee, où sont interprétées les versions anglaises et françaises de quelques incontournables, pendant que les 45 tours originaux tournent sur les écrans. On a pu entendre une rumeur de surprise lorsque le Salut les amoureux de Joe Dassin s'est révélé être en fait le City of New Orleans de Steve Goodman.

En deuxième place, la reconstitution du Ranch à Willie. En fait, dès que l'on tombe dans le répertoire québécois, la connexion avec le public devient deux fois plus forte.

Il reste quand même un léger rodage à faire pour corriger quelques retards dans les éclairages et les affichages sur écran et ainsi que certains micros vacillants.

La première d'hier soir avait la particularité d'accueillir une invitée spéciale, soit Joanne Moreault, du duo Jerry et Jo' Anne, que l'on a saluée après l'interprétation d'On est faits l'un pour l'autre, le grand succès du tandem. La chanteuse a reçu une gerbe de fleurs et une ovation du public.

Mais était-ce nécessaire de faire une publicité pour le spectacle Décembre durant l'entracte? Donnez-nous de l'air un peu, quand même...

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