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Première de Cow-boys: Philippe Berghella grimpe sur un cheval au galop

Philippe Berghella... (Imacom, Frédéric Côté)

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Philippe Berghella

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) La tête de Philippe Berghella atteint le point d'ébullition ces jours-ci. Et la cause n'est pas météorologique.

À quelques heures de la première de Cow-boys, à la place Nikitotek, le chanteur mémorise les paroles de dizaines de chansons, se repasse en boucle ses pas de two-steps, visualise ses déplacements de la coulisse à la scène. Depuis quelques jours, ses bottes de cowboy lui claquent sur les tempes, le jour comme la nuit.

La recrue s'entraîne à grimper sur un cheval au galop. L'ancien concurrent de La voix remplacera Marc-André Fortin, retenu dans une autre revue musicale, pour 20 des 24 spectacles au programme de ce deuxième été de la troupe Québec Issime à Sherbrooke.

«C'est un gros rôle. Par chance, Marc-André est un professionnel, il m'a laissé beaucoup de notes. Mais je suis nerveux. Je dois être à la hauteur des cinq autres interprètes, qui connaissent le spectacle sur le bout de leurs doigts», réalise le chanteur de 37 ans, qui loue un appartement près du parc Jacques-Cartier pour pouvoir se concentrer sur son très prenant boulot saisonnier.

Entre Bleuets

Des grosses productions, il en a vu d'autres. Philippe Berghella, qui s'est prénommé Raphaël dans Don Juan et Soliman dans Sherazade, a obtenu il y a longtemps son diplôme à l'université de la comédie musicale.

Après avoir remué Isabelle Boulay avec son intense reprise de Wicked Game aux auditions à l'aveugle de la deuxième édition de La voix, il s'était pourtant juré de continuer son chemin en solo, sans costume.

L'invitation à joindre Cow-boys ne se refusait pas, «parce que c'est momentané. Je savais que je ne partirais pas de la maison pour trois ans.» Et aussi parce qu'elle provenait de Québec Issime. Il paraît même étonnant que ce natif de Chicoutimi n'ait pas eu déjà l'occasion d'intégrer la troupe de Bleuets.

«Je travaillais comme serveur de banquets au Montagnais l'été où la troupe est née dans cet hôtel. C'est comme retrouver de vieux amis», estime celui qui a d'ailleurs reçu la proposition de la conceptrice et metteuse en scène Marie-Ève Riverin, en mai, lors de la réunion annuelle des artistes saguenéens à Montréal.

L'auteur-compositeur-interprète a donc profité d'une accalmie dans la tournée liée à son troisième album, Ma liberté, lancé en décembre dernier, pour s'intégrer à la chevauchée.

Dans les pas de Yoan?

Du country, Philippe Berghella n'avait jamais pensé en chanter. Pas autant, en tout cas. Et surtout pas après avoir été battu en direct, sur la place publique, contre un certain Yoan, dont on soupçonne qu'il a des franges à la place des veines. «C'est un peu ironique, convient-il en riant. Mais je porte des bottes de cowboy et j'écoute du Kenny Rogers depuis longtemps!»

Cet admirateur de Neil Young explore, au sein de cette cavalcade, une plaine qu'il n'imaginait pas aussi vaste. «Tellement de chansons ont une source country! Personnellement, quand je pensais au country, j'avais en tête l'image du gars seul qui gratte sa guitare, très années 1970, mais le style a plusieurs visages», note le nouveau venu, qui prend son pied à chanter notamment All my Exes Live in Texas, de George Strait, et Amazed, de Lonestar.

S'il a mangé des baklavas longtemps après avoir quitté Shérazade, Philippe Berghella croit aussi que l'aventure Cow-boys déteindra sur lui. «Je viens justement d'écrire une chanson country. Le country, ce sont les vraies choses, les vraies valeurs. Avant, je cherchais à être plus poétique. Maintenant, je prône une écriture plus simple.»

Peut-être bien qu'il ne pourra plus retirer son chapeau à la fin de l'été...

Vous voulez y aller?

Cow-boys, de Willie à Dolly

Place Nikitotek

Du mercredi au samedi, 20 h 30

Jusqu'au 15 août

Entrée: 66 $ (49,50 $ pour les étudiants et 38 $ pour les 4 à 12 ans)

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