Latulippe en rappel

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Le photographe Daniel Desrochers en compagnie du fils de Gilles Latulippe, Olivier.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Si son corps s'en est allé et qu'une nouvelle troupe a pris la place sur les planches, la Maison des arts de Drummondville a tout de même tenu à faire une place de choix à Gilles Latulippe pour la saison estivale. Figure marquante du théâtre drummondvillois au cours des deux dernières décennies, c'est maintenant en photo que l'on pourra contempler le roi du burlesque.

« Il était important pour nous de faire quelque chose pour lui rendre hommage, pour le garder avec nous, indique le directeur général de la Maison des arts, Roland Janelle. On ne voulait pas que ça se finisse comme ça, ça ne se pouvait pas que ce soit terminé ».

En se rendant voir Boeing Boeing cet été, les visiteurs croiseront sur leur chemin une exposition d'une vingtaine de photos tirée des oeuvres de Daniel Desrochers. Ce dernier a capté sur le vif de nombreux clichés du grand homme lors de la pièce Sexe Shop, en 2013. On a sélectionné les meilleures et on les a exposés bien en vue dans le hall d'entrée.

« Ce sont de belles photos prises dans les coulisses. On voit à quel point il était heureux de faire du théâtre », précise M. Janelle.

Son point de vue est partagé par le fils de M. Latulippe, Olivier, qui a eu l'occasion de le côtoyer pendant nombre d'années en tant que producteur de son théâtre d'été. « Ces photos sont magnifiques, elles représentent bien mon père. Il a toujours dit que sa place était sur scène et il adorait ce qu'il faisait. Il a été comblé à Drummondville, il a pu exercer son art en toute liberté », dit-il.

L'avocat de profession n'a pas caché avoir vécu beaucoup d'émotions cet été. Pour la première fois depuis plusieurs années, il n'accompagne pas son père dans son aventure. « C'est très émouvant pour moi de refaire la route jusqu'à Drummondville. On devait normalement recommencer à jouer le 16 juin, mais cette année, c'est différent. Je suis convaincu qu'il y aura toujours de la place pour le show-business dans ma vie », ajoute-t-il, précisant qu'il travaillait sur d'importants projets.

Maigre baume sur les plaies laissées par le départ de son complice de toujours, Olivier Latulippe s'est dit heureux de constater que la Maison des arts avait fait confiance à La Meute pour succéder à l'oeuvre de son père.

« Je suis content de constater qu'on présentera encore du théâtre et qu'on ait choisi une comédie. Je suis aussi content qu'on ait pris des gens sérieux, mais le contraire m'aurait surpris connaissant Roland Janelle », souligne-t-il.

L'exposition photographique sera accessible tout l'été, puis prendra la route de la nouvelle place Frederick George Heriot et sera présentée dans le cadre du 200e anniversaire de Drummondville.

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