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Marcel Dargis : un peintre québécois à découvrir

Le Musée d'art naïf de Magog présente une... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Le Musée d'art naïf de Magog présente une exposition composée d'oeuvres du peintre Marcel Dargis. Sur la photo, on aperçoit l'écrivain Louis E. Leprohon ainsi que le président du musée magogois, Pierre Roy.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) Oeuvre colossale, véritable trésor patrimonial québécois : voilà les termes qu'utilise le Musée international d'art naïf de Magog pour décrire le travail du peintre Marcel Dargis, auquel le lieu culturel consacre une exposition jusqu'au 6 septembre prochain.

«S'il existait un panthéon de l'art naïf au Québec, Marcel Dargis en ferait certainement partie», estime le directeur du Musée d'art naïf de Magog, Michel Forest.

À cause de l'envergure de son oeuvre, on compare le peintre, originaire de Cap-de-la-Madeleine, à Arthur Villeneuve, Ernest Gendron ainsi que Marie Gélinas-Mercier, trois artistes naïfs fort renommés.

Le Musée d'art naïf de Magog ne possède que quelques peintures signées par Dargis. Mais les dirigeants du lieu culturel souhaitaient depuis longtemps présenter une vraie exposition composée d'oeuvres réalisées par cet artiste. L'occasion attendue s'est enfin matérialisée récemment.

«C'est un hommage qu'on lui rend avec la présentation de cette exposition, mentionne Michel Forest. C'est vraiment un talent artistique exceptionnel. En plus, on est toujours content de faire valoir les talents du Québec.»

Né en 1928, Marcel Dargis a commencé à peindre il y a une quarantaine d'années. Ses toiles traitent essentiellement de la vie des Québécois entre 1930 et 1960. «On sent qu'il a la nostalgie de ce passé. Pour lui, la Grande Noirceur, c'est le bon vieux temps.»

Les scènes qui se retrouvent sur les tableaux de l'artiste exploitent principalement quatre sujets : la famille, la société, la vie dans les chantiers de même que les contes et légendes.

«Sa mère était une conteuse, explique Michel Forest. Il l'a entendue raconter plusieurs histoires, notamment alors qu'elle approchait de la fin de sa vie. Cela lui a fourni du matériel pour créer par la suite.»

UN LIVRE

Grand amateur d'art, Louis E. Leprohon a découvert le peintre il y a une quinzaine d'années. «J'ai commencé par acheter deux ou trois de ses oeuvres et j'ai ensuite voulu le rencontrer. Je me suis aperçu que sa contribution à l'art est exceptionnelle. Je ne connais aucun autre artiste canadien qui a fait autant», déclare-t-il.

M. Leprohon a tant aimé le travail du peintre et sa contribution qu'il a décidé de lui consacrer un livre tout entier. L'ouvrage s'attarde à la vie de l'artiste et aide le lecteur à mieux comprendre son travail.

«Cet artiste nous éclaire sur ce qu'était la vie dans une petite communauté catholique francophone du Québec dans les années 30, 40 et 50. C'est tout à fait unique», fait valoir l'écrivain.

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