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Quand les Fermières font de l'art urbain

Le cercle des Fermières de Rock Forest est... (Imacom, Julien Chamberland)

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Le cercle des Fermières de Rock Forest est un des quelque 500 cercles de Fermières du Québec à avoir participé à la Route du tricot-graffiti, pour souligner le centenaire du mouvement. De gauche à droite : Huguette Roy, Lauriette Lacroix, Céline Viel, Annie Mercier et Francine Roy.

Imacom, Julien Chamberland

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Peut-être avez-vous remarqué, depuis le milieu du printemps, que certains arbres, poteaux et lampadaires se croient encore en hiver. Du moins, quelqu'un semble avoir jugé bon de les protéger des intempéries avec une bonne couche de tricots.

Les responsables de ce surcroît de sollicitude sont les cercles des Fermières de la région. C'est une des façons trouvées par cet important mouvement de transmission et de solidarité féminine pour souligner son 100e anniversaire.

«Cela faisait quatre ou cinq ans que ce projet me trottait dans la tête», rapporte Yolande Chrétien, celle qui a convaincu la fédération québécoise d'en faire sa principale intervention de visibilité du centenaire.

«Non seulement de nombreuses personnes ne savent pas que les Fermières existent encore, mais plusieurs croient que nous ne faisons que des pantoufles en Phentex. Non seulement existons-nous toujours, mais nous sommes capables de faire de l'art urbain.»

«J'avoue toutefois que je ne pensais pas que la participation serait aussi grande. Près de 500 cercles sur les 644 du Québec ont décidé d'embarquer», souligne celle qui est responsable du comité des communications de la Fédération des CFQ, qui rappelle aussi que l'on peut trouver, sur le site internet de la fédération, un itinéraire des différentes oeuvres créées et ainsi se bâtir un circuit de visites.

BOMBARDEMENT DE FILS

On appelle tricot-graffiti cette pratique d'art urbain consistant à emmitoufler des arbres, des bornes-fontaines, des bancs publics, des statues ou même des avions (comme l'ont fait les Fermières de Val-d'Or).

Apparu aux États-Unis il y a une dizaine d'années, le yarn bombing ou yarn storming (bombardement ou tempête de fils) est aujourd'hui répandu en Amérique du Nord et en Europe. Il y a même eu à Montréal un collectif baptisé Les villes-laines, qui a notamment garni un des piliers de l'échangeur Turcot.

Ce type de graffiti est considéré comme plus respectueux des environnements, puisque l'oeuvre peut être retirée. Mais même si son but est d'embellir, elle n'en est pas moins illégale. Les cercles des Fermières se sont donc assurés d'obtenir toutes les autorisations nécessaires.

«D'ailleurs, certaines municipalités n'ont pas accepté», déplore Yolande Chrétien. «Je crois que ça leur faisait un peu peur.»

TOUJOURS CRÉATIVES

Au Cercle des Fermières de Rock Forest, Annie Mercier a proposé de créer un papillon en mosaïque, lequel a été installé à la halte cycliste, à l'angle du chemin Saint-Roch et de la rue Émery-Fontaine.

«Nous trouvions ça plus original que de simplement recouvrir un arbre. En tout, 20 Fermières sur les 51 de notre cercle ont participé», mentionne celle qui a fabriqué une couverture pour enfants avec les carreaux de laine inutilisés.

«C'était important, pour que cela soit écologique, de travailler à partir de nos restes de laine. Mais ça, on en a toujours», rapporte Huguette Roy,

«Il y a aussi deux couches de silicone pour imperméabiliser l'oeuvre», ajoute Céline Viel.

«Non seulement ce projet nous sort du passé, mais il montre que les Fermières sont créatives», estiment Nicole Fortin et Francine Roy. «Aucune des centaines d'oeuvres créées au Québec n'est pareille à une autre.»

Car même si les Fermières perpétuent des techniques de création textile patrimoniales (le tissage, le tricot, le crochet, la broderie et la couture), ce qu'elles créent n'est pas démodé, soulignent-elles.

«Il faut rester au goût du jour et s'adapter. Les nouvelles tendances, on les connaît», insiste Huguette Roy.

ASBESTOS

Devant le Centre des loisirs

Notre-Dame-de-Toutes-Joies

AYER'S CLIFF

Banc public du parc municipal

DANVILLE

Centre Monseigneur-Thibault (intérieur)

LA PATRIE

Toit du panneau d'information touristique,

rue Notre-Dame Ouest

MAGOG

Lampadaire en face de la boutique Filles d'Ariane,

rue Principale Ouest

SHERBROOKE

Hall d'entrée de l'édifice Murray

(ancien séminaire)

Arbres devant le centre Richard-Gingras

(secteur Saint-Élie)

Arbre devant le bureau de l'arrondissement

de Fleurimont

COATICOOK

Arbres sur le terrain de stationnement

voisin de la Maison familiale

Bicyclette devant la petite maison des artistes

(635, rue Child)

SAINTE-ED WIDGE

Poteaux de l'auvent de l'hôtel de ville

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