Seul, mais en grand

En quelque 20 ans de carrière, il a fait des spectacles, de la télé, de... (Archives La Presse)

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) En quelque 20 ans de carrière, il a fait des spectacles, de la télé, de l'animation, de la radio, alouette! Mario Tessier n'a rien du nouveau venu. Il a du métier derrière la cravate, il a l'habitude du direct et des premières, il a connu tous les publics. N'empêche que, à quelques jours de commencer son nouveau tour de piste, il est nerveux comme dix.

Parce que pour la première fois, il grimpe sur scène sans son épithète de Grande Gueule, sans son jumeau cosmique José Gaudet. Et parce que cette plongée, longtemps rêvée, est la concrétisation d'une idée que le performeur couve depuis des années.

«C'est vertigineux... Ce show-là m'habite depuis tellement longtemps! J'ai fait deux tournées avec José et j'ai adoré ça, mais là, j'avais envie d'aller ailleurs.»

Et d'y aller Seul comme un grand. Le titre met cartes sur table et dit en partie l'ambitieux défi qu'a voulu relever Tessier, c'est-à-dire créer un spectacle éminemment personnel, ponctué de moments drôles, mais pas toujours ancré dans la légèreté.

«Je cherche l'équilibre, un peu plus de profondeur, à l'image de là où j'en suis dans ma vie. Je fais les choses avec cette idée d'être en phase avec moi-même. Quand tu essaies d'aller vers quelque chose qui ne te ressemble pas, c'est alors que tu te perds, que tu te plantes. La seule façon d'être original, c'est d'être fidèle à soi.»

Le déclic de Billy

C'est après avoir vu Billy Crystal sur scène, à New York, que l'humoriste de 44 ans a eu le déclic et l'inspiration de ce premier effort solo.

«Tous shows confondus, et en incluant les grosses pointures telles que les U2 de ce monde, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu de ma vie, celui qui m'a le plus bouleversé. Ce gars-là est un acteur de feu, un vrai comique capable de nous faire vivre toutes les émotions. Je suis sorti de la salle avec l'impression d'avoir voyagé dans toute une palette d'émotions. Et c'est ce que j'aimerais que les gens se disent en sortant de mon show : qu'ils ont voyagé. Ce que je fais, ce n'est donc pas un stand-up classique. Il y a beaucoup de musique, beaucoup de projections sur écran tirées de mes archives personnelles. Je dirais donc que c'est un genre de road movie sur scène.»

Et un road movie qui raconte quoi?

«Ma vie! En enlevant les bouts plates, il reste deux heures. Ça ajoute au stress : c'est le projet le plus personnel que j'ai fait jusqu'ici, celui sur lequel j'ai le plus travaillé. Je remonte dans le temps jusqu'à ma naissance, lors de l'historique tempête de neige de 1971. À travers mon histoire, les gens revivent des époques, replongent dans leurs propres souvenirs», soutient celui qui possède un chalet à Magog.

Dans l'esprit de 1987

Au fil du récit qui couvre plusieurs décennies, on apprendra que le disco a été découvert au Québec grâce à une erreur de Michel Jasmin et qu'avant de faire le clown sur la scène publique, Tessier a passé trois ans au sein des Forces armées canadiennes. Entre autres détails.

«C'est tellement nouveau, c'est encore difficile pour moi de décrire ce qu'est le spectacle, mais l'esprit de ce show-là ressemble un peu à 1987, de Ricardo Trogi. Il y a un soupçon de nostalgie, des anecdotes drôles, des moments plus touchants. Il y a de tout parce que j'aime toucher à tout.»

À la mise en scène, l'humoriste a pu compter sur le regard affûté de Serge Postigo.

«Serge est un passionné comme j'en ai rarement vu. Comme il a fait de la mise en scène, du théâtre, de la télé et de la comédie musicale, il a une vision globale, des idées à la tonne. Je pensais que j'étais un fou de performance et de travail acharné, mais je crois que j'ai trouvé mon Jedi!»

Mario Tessier n'a pas d'étoile noire à débusquer. Mais à la veille de partir en tournée, on lui souhaite que la Force soit avec lui.

Seul comme un grand

Mario Tessier

En rodage

Cabaret Eastman

26 et 27 juin

Entrée : 48$

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