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Martin Deschamps: «Un spectacle plus sensibilisateur qu'une simple conférence»

«On t'aime Martin!», criait la foule présente au marché de la gare mercredi, à... (Imacom, Frédéric Côté)

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Imacom, Frédéric Côté

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Gabriele Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) «On t'aime Martin!», criait la foule présente au marché de la gare mercredi, à l'arrivée sur scène de Martin Deschamps pour un spectacle-conférence de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

«La musique c'est rassembleur et ça va chercher le coeur des gens», explique le fidèle porte-parole de la Semaine, Martin Deschamps.

«Je pense qu'un spectacle comme aujourd'hui est plus sensibilisateur qu'une simple conférence.» Il dit vrai, car en plus des gens qui étaient venus pour assister au spectacle-conférence, beaucoup de marcheurs et coureurs présents autour du lac s'arrêtaient pour écouter ce qu'il avait à dire.

Créée en 1996, la Semaine qui se déroule toujours jusqu'au 7 juin et a pour but de sensibiliser la population à la participation sociale des personnes handicapées et d'inciter les citoyens, quel que soit le rôle qu'ils exercent dans la société, à poser un geste pour réduire un obstacle auquel fait face une personne handicapée de leur entourage.

«Ça change étrangement le visage des gens quand t'es différent.»


Avec comme objectif de bâtir une société plus inclusive, M. Deschamps a commencé son spectacle avec la chanson «différent» qui explique les regards parfois gênants auxquels doivent faire face les personnes handicapées dans leur vie de tous les jours. «Ça change étrangement le visage des gens quand t'es différent», chantait M. Deschamps.

Pour lui, il est clair que les préjugés sont encore présents, mais le malaise qui existe lors d'une communication entre personnes handicapées et non-handicapé se fait de moins en moins sentir. «Le malaise est omniprésent, ça c'est sur, mais la société a fait un bon bout pour réduire les obstacles à la participation sociale des handicapés».

Oui, la société est plus inclusive. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire. «Nous on ne s'en rend pas compte parce que ce n'est pas un problème auquel on fait face dans notre quotidien, mais pour les personnes handicapées, quelque chose d'aussi simple qu'un trottoir devient un enjeu», dit l'accompagnatrice d'une personne handicapée, Zoé Lamer.

Elle raconte même que lorsqu'elle doit appeler pour savoir si un endroit est adapté pour accueil les personnes handicapées, ça ne l'est souvent pas. Si ça l'est, comme dans une salle de spectacle, l'endroit prévu ne leur permet pas de bien voir. «C'est plate parce que ça nous empêche de faire des activités qui pourraient les inclure dans la société», dit-elle.

En ce qui concerne les préjugés, Me. Lamer en a vu plus qu'a son tour. «J'ai déjà vu des serveuses jouer à roche, papier, ciseau pour savoir qui allait nous servir», dit-elle. José Delorme, la personne qu'elle accompagne depuis déjà trois ans, vie avec une paralysie cérébrale. «Elle ne sourit pas et parle différemment des gens normaux, mais lorsqu'elle a vu ça, elle m'a tout de suite dit qu'elle se sentait rien de moins qu'une personne handicapée pas agréable à servir», dit Me. Lamer. 

Comme l'a dit Martin Deschamps lors de sa conférence, «Il faut être différent, c'est important.»

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