L'art graphique de François Haguier

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François Haguier

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<p>Christine Bureau</p>

(Valcourt) C'est l'intuition qui mène François Haguier. Peintre autodidacte, il présente avec Ondes de chocsun parcours artistique éclectique, jamais ennuyant, et dont le fil conducteur oscille entre l'abstraction lyrique et le graphisme urbain.

Prenons RDV à Time Square. L'oeuvre mélange styles et époques allégrement, jusqu'à former un tout coloré, uniforme et intriguant à la fois. «La ville. J'aime la ville. New York, surtout. Je fouille beaucoup. Quand la ville a sorti ses archives du début du siècle, j'ai tout regardé. On voit comment la ville a évolué. Il n'y avait quasiment pas de pub à Time Square, c'est ce qui m'a allumé», raconte-t-il.

S'ouvrir

Il n'y a pas que la Grosse pomme qui allume François Haguier. Graphiste de profession, son année s'est déroulée sous le signe de la création. Mais le graphiste en lui n'est jamais bien loin. «Je ne m'assois jamais devant une toile blanche. Je suis toujours devant mon ordinateur», confie-t-il. De là, les concepts et les idées se bousculent jusqu'à ce qu'ils prennent vie à l'écran. Et encore, le travail n'est pas terminé. «Je réfléchis alors à ce que j'ai fait, à comment je pourrais le reproduire en peinture. Tout est documenté. Ce que j'avais l'intention de faire, ce que j'en ai fait», explique l'artiste.

Car une toile n'est jamais terminée tant qu'elle est entre les mains de son auteur, croit François Haguier. Pour le reste, il se laisse inspirer selon la méthode paranoïaque-critique, de Salvador Dali. «C'est très, très simple. Il s'agit d'être ouvert à tout ce qu'il y a autour de soi. Tu fais des associations d'idées et de concepts. Tu crées quelque chose de neuf avec quelque chose qui existe déjà. Dans la même journée, si tu entends parler de la même chose de trois façons différentes, pose-toi des questions! Reste ouvert, présent», énumère-t-il.

Ensuite, libre à celui qui crée les associations d'en faire ce qu'il en veut. De portraits urbains peints en blanc, bleu et gris à un art d'«abstraction paysagiste» aux couleurs pétantes, François Haguier passe d'un à l'autre avec aise, et parce qu'il en a envie, tout simplement. Certains de ses tableaux sont aussi rehaussés d'un vernis époxy brillant, une façon de les rendre encore plus vivants. «Tous les contrastes ressortent. Il y a des couleurs que tu ne vois pas tant qu'il n'y a pas de vernis époxy. Ça les fait rejaillir, on les redécouvre», atteste-t-il.

En pleine ascension

Cela fait tout juste cinq ans que François Haguier a vendu son premier tableau. À ses yeux, son chemin vers le monde de l'art était tracé d'avance. Il est maintenant prêt pour l'ascension. «J'ai grimpé l'échelle quatre marches à la fois. Exposer ici, c'est l'apothéose», fait-il remarquer.

Ses tableaux, d'abord exposés à la Galerie Courtemanche de Magog, le sont aussi aux Galeries Beauchamp de Québec, Charlevoix et Toronto, ainsi qu'à la Galerie Le Bourget, à Montréal. «J'ai encore mes clients en graphisme, mais disons que l'art prend de plus en plus de place dans ma vie», sourit-il. Suffit de rester ouvert, non?

Visite familiale

L'exposition Ondes de choc est présenté au Centre culturel Yvonne L. Bombardier jusqu'au 23 août. François Haguier en fera une visite guidée le 11 juillet, un rendez-vous auquel les familles sont aussi conviées puisque les plus jeunes seront invités à construire ensemble une ville miniature.

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