Avec Chien noir, Caravane passe

Les membres du quatuor blues Caravane sont de... (Collaboration spéciale, Maxyme Gagné)

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Les membres du quatuor blues Caravane sont de passage à Sherbrooke samedi soir. De gauche à droite : Danahé Côté (guitares), Dominic Pelletier (chant), Raphaël Potvin (basse) et William Duguay-Drouin (batterie).

Collaboration spéciale, Maxyme Gagné

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Ils ont roulé leur bosse pendant des années sous le nom des Hunters, livrant un punk rock sismique en anglais qu'ils ont couché sur trois albums et fait entendre un peu partout au Canada, jusqu'aux États-Unis et même en France. Mais l'automne dernier, ils ont réapparu sous le nom de Caravane, avec un album baptisé Chien noir et de nouvelles chansons toutes en français. Depuis, ils n'ont jamais reçu autant d'attention médiatique.

Mais les Hunters ne sont pas morts, le quatuor de Québec étant fermement déterminé à mener ses deux groupes musicaux de front. «Les Hunters sont juste sur la glace pour l'instant, étant donné que l'agenda de Caravane est pas mal rempli pour les prochains mois», explique le bassiste Raphaël Potvin, qui signe toutes les chansons avec le chanteur Dominic Pelletier.

«L'idée germait depuis longtemps de faire des chansons dans notre langue maternelle. On n'avait juste pas trouvé le bon moyen pour les véhiculer. Jusqu'à ce qu'on commence à composer des chansons plus blues rock. On s'est aperçu que ça coulait bien en français.»

Même que le son de Caravane se rapproche davantage de ce que les quatre musiciens écoutent en ce moment, soit le vieux rock des années 1970, celui des Stones et de Led Zeppelin (le titre de l'album est une référence directe à la chanson Black Dog), mais aussi la musique de formations plus jeunes, tels les Black Keys, les Strokes et les White Stripes. «Du côté francophone, on est tous des admirateurs de Pagliaro, même si c'était à la blague au début. Il a quand même marqué le paysage musical québécois. Mais Karkwa, Malajube et Jean Leloup ont aussi beaucoup joué dans nos écouteurs.»

Vie sur la route

L'élément déclencheur est leur ami et gérant Hugo Mudie, du défunt groupe Sainte Catherines. «C'est à lui qu'on a fait écouter nos premières chansons en français. Il a trouvé qu'il y avait du potentiel. Il nous a aidés à réaliser l'album, avec Guillaume Beauregard des Vulgaires Machins.»

Le groupe s'est rebaptisé Caravane en référence à la chanson Planet Caravan de Black Sabbath, mais aussi à la vie que ses membres vivent depuis presque neuf ans, c'est-à-dire en bonne partie sur la route, alors qu'il faut parfois dormir dans le véhicule de tournée. Justement, plusieurs de leurs nouvelles chansons (Le rock me vole, Briser ton coeur, Saint-Raymond, Route tonnerre) évoquent cette intense vie de musicien qui malmène souvent les amours.

«On dirait qu'en passant au français, nos textes sont devenus plus personnels. On écrit de plus en plus sur ce qu'on vit. Ce n'est pas l'expression d'une lassitude, mais juste de notre réalité, d'un rythme de vie effréné, qui nous fait traverser le pays de long en large.»

Vous n'avez pas la berlue si vous avez remarqué que la photographe du groupe porte le même prénom que la chanson Maxyme. «Non, ce n'est pas un gars!» insiste Raphaël, amusé. «C'est une chanson que Dominic a écrite à son ex après leur rupture.»

VOUS VOULEZ VOIR?

Caravane avec The Damn Truth et We Are Monroe

Samedi soir, 20 h

Bar Bonobo (146, rue Wellington Sud)

Entrée : 15 $ (Musique Cité) ou 17,50 $ (lepointdevente.com)

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