Sensuel lendemain de veille

Pour la pièce Pierre, Marie... et le démon,... (Imacom, Frédéric Côté)

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Pour la pièce Pierre, Marie... et le démon, le propriétaire du Théâtre des Grands Chênes, Jean-Bernard Hébert (au centre), peut compter sur une distribution jeune, notamment portée par Stéphane Gagnon et Debbie Lynch-White (à gauche). Le Centre-du-Québec sera aussi bien représenté avec le comédien plessisvillois Jean-Philippe Baril-Guérard, le metteur en scène victoriavillois Nicolas Gendron et Jean-Léon Rondeau, l'un des fondateurs du Théâtre Parminou (à droite).

Imacom, Frédéric Côté

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(VICTORIAVILLE) En guise de glaçage sur le gâteau du 30e anniversaire de sa maison de production, Jean-Bernard Hébert souhaitait servir cet été au Théâtre des Grands Chênes une pièce originale de Michel Marc Bouchard. Ça a passé à une lichette de se concrétiser.

Le prolifique dramaturge, auteur des Feluettes et Tom à la ferme, a reçu une autre offre qui ne se refusait pas : créer une oeuvre sur la visite de Sarah Bernhardt à Québec en 1905 pour le Théâtre du Nouveau Monde.

Le mieux que l'auteur pouvait alors faire pour Jean-Bernard Hébert était de rouvrir le fichier de Pierre, Marie... et le démon, une comédie de son répertoire créée à Rougemont en 1997, et de la réactualiser. C'était déjà un précieux cadeau pour le propriétaire de la salle de Kingsey Falls, l'une des dernières à perpétuer la tradition du théâtre estival dans la région.

« Michel Marc Bouchard est un auteur que je chéris depuis toujours. Il a eu un ennui d'agenda, mais il faut comprendre qu'il est très sollicité. Il a donc rafraîchi cette pièce, qui est un beau bijou dans le genre. C'est une pièce tendre et sensuelle. Ça n'a rien à voir avec la porn, mais il y a un côté très charnel », a expliqué M. Hébert, en conférence de presse hier matin.

Dans de beaux draps

Tout commence dans un lit. Celui dans lequel se réveillent les Pierre (Stéphane Gagnon) et Marie (Marie-Ève Pelletier) du titre, un jeune vieux couple endurci par la routine. C'est le matin du lendemain d'une fête très arrosée pour la promotion de madame. Les tourtereaux, qui ne roucoulaient plus beaucoup, ne se rappellent plus rien de cette veille qui semble avoir dérapé. Dans les brumes de l'alcool se mettent à remonter des flashes de la présence d'un troisième larron sous leurs couvertures. Un ministre du commerce et une meilleure amie excentrique les aideront à rétablir les faits. Ou pas.

« Les comédies de Michel Marc Bouchard ne sont pas aussi connues que ses drames, mais on y retrouve la même finesse, la même répartie. Son humour n'est pas tiré à gros traits, mais passe par des chemins souterrains », décrit le Victoriavillois Nicolas Gendron, qui se dit « privilégié » d'hériter de la mise en scène de ce Hangover conjugal.

L'IPL devient secrétaire

Dans le rôle de la secrétaire fofolle, Debbie Lynch-White effectue un retour sous l'ombre des Grands Chênes, trois ans après y avoir joué une cousine Dans le lit de Max chez Max, une autre histoire de couchette. C'était quelques mois seulement avant que la comédienne aille reposer son beau sourire dans l'uniforme d'une IPL, derrière les barreaux d'Unité 9.

« Il y a beaucoup d'humanité et de tendresse dans les personnages. Et ce n'est pas une pièce niaiseuse. Mais je dois avouer que j'ai accepté le rôle quand j'ai su dans quel costume je devrais faire mon entrée sur scène! » a avoué, sans vouloir en révéler plus, celle qui se définit comme une fille « très game ».

Les spectateurs pourront découvrir ce mystérieux accoutrement à compter du 4 juillet. Pour souligner les 30 ans, une exposition rétrospective sera présentée tout l'été au Théâtre, qui est par ailleurs toujours en vente.

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