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Jacques Maréchal s'est trouvé une relève

Grâce à Christine Roberge, Jacques Maréchal s'est trouvé une relève... (Imacom, René Marquis)

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Grâce à Christine Roberge, Jacques Maréchal s'est trouvé une relève pour perpétuer la technique de création qu'il a développée à partir d'une fibre textile unique.

Imacom, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Voilà maintenant une quinzaine d'années que Jacques Maréchal s'est fait connaître par sa griffe unique d'artiste collagiste. Sa technique de création à partir d'une fibre textile aujourd'hui introuvable suscite l'admiration... et de fréquentes commandes. Il ne restait qu'un détail à régler pour l'octogénaire : qui allait prendre sa relève?

C'est maintenant chose réglée. Jacques Maréchal a non seulement formé Christine Roberge à sa technique particulière de collage, mais son élève peut maintenant enseigner à son tour.

« Elle a tout ce qu'il faut : le talent, la patience et la passion. Je trouve même que ma relève m'a déjà dépassé », commente le retraité à l'éternel sourire.

Son élève se révèle plus modeste. « Je ne fais que commencer! »

Jacques Maréchal ne pouvait toutefois mieux tomber, puisque Christine Roberge a étudié les arts visuels et le graphisme au cégep et à l'université.

« J'ai commencé ma vie professionnelle dans l'imprimerie, en tant que graphiste et photolithographiste. Après, j'ai eu envie d'un changement de carrière et je suis devenue réceptionniste au CHUS, en chirurgie. Mais j'ai continué à suivre des cours d'art et je fais toujours de l'aquarelle par moi-même. »

Comment se sont-ils rencontrés? Jacques Maréchal a simplement eu l'idée d'enseigner son art dans le cadre des ateliers de l'organisme Sercovie (qui s'adresse surtout aux personnes de 50 ans et plus), ce qu'il a commencé l'an dernier, avec un succès certain. Et Christine Roberge était une de ses premières élèves.

Fibre interdite

Jacques Maréchal travaille à partir d'une fibre textile dont la fabrication a non seulement cessé depuis longtemps, mais est même interdite. Il faisait du bénévolat au Comptoir familial de Sherbrooke lorsqu'il est tombé sur un ballot de courroies blanches, constituées de rayonne faite à partir de fibre de bois. Les courroies pouvaient se défaire et s'effilocher, ce qui permettait de créer toutes sortes de motifs et de textures en trois dimensions.

Jacques Maréchal a réussi à retracer le fabricant, un commerçant de Laval d'origine hongroise, Thomas Karass (aujourd'hui décédé), qui lui a donné tout le stock qui lui restait, ce qui représente assez de fibres pour réaliser des tableaux « jusqu'à l'âge de 175 ans », affirme l'artiste.

Jacques Maréchal peut réaliser aussi bien des oeuvres d'art naïf que des reproductions très complexes. Parmi ses plus célèbres, une reproduction de l'hôtel de ville de Sherbrooke, qui a été offerte à Garou.

« On ne peut pas dire que c'est une technique difficile, mais il faut de la patience », commente Christine Roberge. « C'est quand même très agréable et je dois avouer que je me suis fait prendre au piège », ajoute-t-elle.

Le cours de Jacques Maréchal devrait être de retour l'automne prochain. « Mais il suffit que je trouve un groupe de six personnes intéressées pour le redonner », précise l'artiste. « Je ne participe plus à la Grande Virée artistique depuis que j'ai vendu ma maison, mais c'est toujours possible de venir voir mes oeuvres chez moi. »

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