Planons et dansons avec Ariane

Ariane Moffatt faisait halte au Théâtre Granada vendredi... (Imacom, Jessica Garneau)

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Ariane Moffatt faisait halte au Théâtre Granada vendredi soir.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Il ne fallait pas s'en étonner : le plus récent disque d'Ariane Moffatt est tellement planant... Normal que le spectacle subséquent se déroule en bonne partie entre ciel et terre. Il aurait presque fallu des harnais et des élastiques à la foule massée sur la piste de danse pour flotter devant la scène durant la première moitié du spectacle.

Trop pépère, donc, le dernier show de la Moffatt? Que non! Certes, un peu court, Mais ce que la chanteuse livre en atmosphères en première partie, elle le contrebalance dans le tellurique à la fin. On se doit même de la saluer de n'avoir pas trop fait de concessions aux goûts du public, en gardant plusieurs des tranquilles arrangements de l'album 22 h 22 et en pratiquant un certain dénuement, de celui qui n'a pas peur des silences.

Et les 400 personnes présentes au Théâtre Granada vendredi soir ont suivi, écoutant religieusement les premières chansons, quitte à juste dodeliner de la tête, se laissant finalement aller quand la séquence Mon corps, Soleil chaleur, Réverbère, Debout et Miami leur a permis d'enfin secouer les fourmis dans leurs jambes.

Mon solo à moi

Bien qu'un peu plus posée qu'avant, Ariane Moffatt livre son énergie autrement, par exemple en jouant en direct (au lieu de simplement lancer les séquenceurs) de ses nombreux claviers, tout comme ses musiciens Laurence Lafond-Beaulne et le Sherbrookois Étienne Dupuis-Cloutier (Jonathan Dauphinais complétait le quatuor à la basse).

Ariane rappelle surtout qu'elle est une sacrée musicienne, finissant à la guitare la soirée commencée aux synthétiseurs. Elle réserve aussi toute une surprise, avec une interprétation d'In the Air Tonight de Phil Collins, évoquant le célèbre solo de batterie de ce classique de 1982... qu'elle semble d'ailleurs oublier dans sa version.

Jusqu'à ce qu'elle s'assoie derrière les tambours : le solo, elle le gardait pour elle! Elle restera aussi aux baguettes pour Mon corps.

La soirée sera ainsi parsemée de clins d'oeil aux années 1980, avec d'inattendues citations de Madonna et Survivor, pendant que Je veux tout prendra des couleurs Human League.

Le spectacle respire quand même une certaine verdeur dans le nombre limité d'improvisations (surtout en première partie). Il reste des fenêtres à «confitures» musicales qui n'ont pas été empruntées, telle la fin de Retourner en moi. Par contre, on peut déjà compter sur de judicieux réarrangements, surtout celui de Nostalgie des jours qui tombent, interprétée au piano seul. On aurait bien aimé entendre Domenico, déjà pourvu du même habillage sur disque...

Petite soeur

Toujours d'une grande proximité avec son auditoire (moins yo! qu'avant, plus petite soeur), réussissant à rire de ses quelques fausses notes en les attribuant au fantôme du Granada, l'artiste s'est aussi révélée très en voix, maîtrisant les multiples nuances de ses plus récentes pièces.

Quant à la mise en scène, elle mise surtout sur les éclairages. Le grand écran en fond de scène est d'ailleurs utilisé davantage comme source de lumière que comme élément de décor, toutes les variantes de rayonnement lumineux (aurores boréales, arcs électriques, faisceaux aquatiques) s'y succédant à tour de rôle.

Cerise sur le gâteau : un cadeau de ses musiciens, donné en direct pour ses 36 ans demain, soit un chandail des Canadiens à son nom.

«De toute façon, la musique a été plus forte qu'eux ce soir», a-t-elle commenté.

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