Un show punché

Originaire de Coaticook, l'artiste jongleur Bernard Lebel s'attaque... (Claudette Pelletier)

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Originaire de Coaticook, l'artiste jongleur Bernard Lebel s'attaque à son premier «faux» spectacle solo avec Le Punch Show, accompagné du trio éclectique Swift Years. De gauche à droite, Bob Cussen (banjo et mandoline), Suzanne Ungar (basse), Bernard Lebel et Patrick Hutchinson (guitare).

Claudette Pelletier

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(Coaticook) Après avoir cumulé près de 30 ans de carrière, l'artiste de rue, de scène, de cirque et de cabaret, Bernard Lebel, se lance dans son tout premier faux spectacle solo, Le Punch Show. Un cabaret-cirque hybride issu d'un amalgame de ses expériences du monde du théâtre, de l'amusement public, de la magie et de la jonglerie, le tout ficelé par la musique du trio Swift Years.

La carrière artistique de ce Coaticookois d'origine est venue sur le tard. À 28 ans, Bernard Lebel s'est initié à la jonglerie pour accompagner une chanson écrite par sa conjointe pour leur premier enfant, Jeu de balles. Exilé à Montréal avec sa jeune famille, il partageait alors son temps entre son travail dans une maison d'édition et ses contrats d'amuseur public. « J'ai finalement décidé de quitter mon emploi et de me lancer. Depuis ce temps-là, je n'ai jamais arrêté. »

Amuseur public, directeur artistique, formateur en jonglerie : les expériences se succèdent. « Il n'y a pas un festival que je n'ai pas fait au Québec, du Festival de la galette de sarrasin au Festival de jazz en passant par le Festival du lait de Coaticook. Nomme-les tous! »

Bien que le Pavillon des arts et de la culture de Coaticook en présentera la version grand public, Le Punch Show existe aussi dans une version pour personnes aînées où l'on fait revivre l'esprit des cabarets du début du 20e siècle, ainsi qu'une version pour jeune public, qui propose un voyage fantaisiste autour du monde. Un thème qui colle bien au vécu de l'artiste.

Jongleur globetrotteur, Bernard Lebel a parcouru la planète avec son art. Il se prépare d'ailleurs à égayer de jeunes spectateurs de la Saskatchewan en mai. Il a aussi visité la France, la Martinique, le Japon et l'Arabie Saoudite, deux publics à l'opposé l'un de l'autre. « Au Japon, les artistes doivent être disponibles après le spectacle pour la prise de photos avec les spectateurs, ce qu'on appelle le picture service, raconte Bernard. C'est un beau public les Japonais, ils sont ricaneux, peu importe l'âge. »

« À l'autre extrême, en Arabie Saoudite, les hommes et les femmes sont assis séparément, les femmes avec leur burqa et les enfants des deux bords. Il est défendu de se faire photographier ou de parler avec les spectateurs sous peine que la police religieuse mette fin à la représentation. »

Bien qu'il soit à l'aube de la soixantaine, Bernard Lebel compte poursuivre son chemin. « Dans les écoles, les enfants me demandent souvent si je vais jouer dans le Cirque du Soleil quand je vais être grand! Sans vouloir les désillusionner, ce que je souhaite c'est, comme Gilles Latulippe, Gilles Vigneault ou Charles Aznavour, de continuer à faire des spectacles à l'âge de 80 ans. »

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Le Punch Show

Samedi soir, 20 h

Pavillon des arts et de la culture de Coaticook

Entrée : 20 $

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