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BJM Danse : toujours séduire et bousculer

Une scène de Kosmos, du chorégraphe grec Andonis... (Raphaelle Bob Garcia)

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Une scène de Kosmos, du chorégraphe grec Andonis Foniadakis. La pièce sera une des trois que présentera la compagnie BJM Danse lors de son passage à la salle Maurice-O'Bready mardi.

Raphaelle Bob Garcia

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Que BJM Danse revienne présenter un nouveau spectacle à Sherbrooke à peine 18 mois après son dernier passage ne devrait étonner personne : la compagnie montréalaise semble nouer des liens très solides avec le public partout où elle passe, ici comme ailleurs dans le monde. Juste depuis le début de 2015, les danseurs ont visité l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Suisse, l'Italie et le Mexique. Leur halte chez nous sera suivie d'excursions aux États-Unis et dans l'Ouest canadien.

«Nous touchons du bois», commente Louis Robitaille, directeur artistique des BJM (Ballets jazz de Montréal). «Malgré la situation difficile un peu partout dans le monde, non seulement nous tirons notre épingle du jeu, mais nous roulons à 300 à l'heure. Une confiance s'est créée avec les années et le répertoire semble répondre aux attentes», constate celui qui a littéralement donné un nouveau souffle à la compagnie lorsqu'il a pris les commandes, il y a 17 ans.

Pour arriver à un tel succès, il a fallu que BJM renouvelle ses spectacles assez rapidement, confirme le directeur artistique. «Nous sommes passés à un niveau supérieur, en doublant le temps alloué chaque année à la production. Nous sommes déjà en train de préparer la saison 2016-2017, même 2017-2018. Et ce n'est pas l'inspiration qui manque.»

«Ce qui a beaucoup changé, et je le dis sans prétention, c'est la pointure des chorégraphes avec qui nous travaillons. BJM Danse a longtemps consacré son énergie à découvrir des chorégraphes juste avant qu'ils obtiennent une renommée. Cela ne nous permettait pas, financièrement, de collaborer avec eux. Depuis quelques années, nous travaillons avec la nouvelle génération de créateurs de la scène internationale. Cela rehausse la qualité des créations et la motivation des artistes. Nous avons quand même gardé cette sensibilité de découvrir de nouveaux chorégraphes.»

Encore une fois, le spectacle réunira l'oeuvre de trois différents créateurs : Kosmos, du Grec Andonis Foniadakis, Rouge, du Brésilien Rodrigo Pederneiras, et Zero In On, de l'Espagnol Cayetano Soto.

« C'est une première collaboration avec Andonis Foniadakis. Le résultat est renversant. Il y a dans Kosmos une observation du monde qui porte à réfléchir et qui provoque beaucoup de réactions défensives. Andonis nous emmène dans l'énergie de l'heure de pointe d'une métropole, qui bouscule, mais qui nous pousse aussi à nous dépasser. Sa vision du tourbillon urbain n'est donc pas que négative. On y trouve une façon de lutter contre ce qui nous stresse, nous angoisse et nous détruit, de réagir autrement au lieu de nous laisser anéantir. Cela donne un beau chaos organisé, très exigeant pour les danseurs. »

Le rouge est ici considéré comme le symbole fondamental du principe de vie. Il représente la joie de vivre, l'instinct combatif et ses tendances agressives, la pulsion sexuelle, le désir, la passion et le besoin de conquête. « C'est un hommage à l'héritage des autochtones, et notre troisième collaboration avec Rodrigo Pederneiras, de Grupo Corpo, dit Louis Robitaille. Même s'il est Brésilien, Rodrigo s'est inspiré de la musique autochtone d'Amérique du Nord [composée par les frères Grand]. Je souhaitais l'extraire de sa zone de confort et le placer en terrains inconnus. Il a quand même rayonné jusqu'en Amérique du Sud, pour y joindre toute la complexité des rythmes de cette partie du continent. Il faut dire que sa gestuelle est déjà en partie inspirée des danses tribales des autochtones du Brésil. »

« Nous sommes sûrement près des 300 représentations de ce duo de Cayetano Soto. Et c'est une pure coïncidence si la musique est aussi celle de Philip Glass [tout comme celle de Closer, un autre duo, cette fois de Benjamin Millepied, présenté en octobre 2013]. Glass est beaucoup utilisé en danse. Sa musique est inspirante, minimaliste et mathématique, ce qui se marie bien avec la gestuelle. Ce qui est remarquable dans Zero In On, c'est non seulement le défi physique, pour ne pas dire athlétique (il faut une précision incroyable et une exécution sans faille), mais aussi l'impression d'observer deux solos. On y voit l'individualité de chaque interprète. »

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Zero In On, Kosmos et Rouge

BJM Danse

Mardi, 20 h

Causerie avec Louis Robitaille à 19 h 15

Salle Maurice-O'Bready

Entrée : 41 $ (étudiants : 31 $)

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