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Émie Champagne: l'espoir avant la victoire

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Émie Champagne

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Émie Champagne ne s'en cache pas. Elle savait que son interprétation d'Il faut savoir de Charles Aznavour ne lui procurerait pas un appui massif des auditeurs de La voix. Elle a tout de même décidé de livrer ce message d'espoir aux Québécois, quitte à ce qu'il signe la fin de son aventure à la populaire émission.

«C'est une chanson que j'ai entendue il y a deux mois et elle m'a vraiment touchée. Je me suis dit qu'il fallait absolument que je la chante. Je voulais passer mon message d'espoir. C'était plus important pour moi d'offrir ça aux gens que de gagner La voix», explique la Victoriavilloise, qui a donc baissé pavillon en quart de finale.

«J'ai été authentique du début à la fin et je m'en réjouis. J'aurais pu choisir une chanson en anglais, mais je tenais à garder le français jusqu'à la fin», ajoute-t-elle.

En s'appropriant ce classique de la chanson française, elle espérait toucher au moins une personne. À sa grande surprise, les téléspectateurs ont été nombreux à lui témoigner leur gratitude sur les réseaux sociaux depuis sa prestation de dimanche.

«C'était peut-être la dernière fois de ma vie que j'avais l'occasion de chanter devant trois millions de personnes. J'ai voulu dire aux gens que même lorsque ça va mal, il y a toujours de l'espoir et il faut poursuivre ses rêves. Je voulais toucher ne serait-ce qu'une personne et j'en ai touché plus qu'une, ça fait mon bonheur», dit-elle.

La jeune interprète est toutefois loin de présumer que son choix de chanson est la seule raison de son absence de la demi-finale. Elle devait rivaliser avec deux artistes de grand talent. Elle n'avait d'ailleurs que de bons mots pour Angelike Falbo, déclarée gagnante du trio, et ce, même si elle n'avait obtenu que 20 points de la coach Isabelle Boulay. Du jamais vu en trois saisons.

«Les filles étaient super bonnes. Je savais que si elles étaient en mesure de gérer leur stress et de chanter comme elles le faisaient lors des répétitions, j'aurais de la difficulté à passer. Angelike chante tellement bien, c'est incroyable. C'est la preuve que même si on est timide, on peut se démarquer dans une émission comme celle-là», statue-t-elle.

La musique en priorité

Avant de se présenter aux auditions à l'aveugle, la Victoriavilloise n'avait que peu d'expérience en musique, son parcours se limitant à une présence à la finale provinciale de Cégeps en spectacle. Elle ressort de cette aventure grandie et avec le goût croissant de faire de la musique.

«Avant La voix, je me demandais si j'avais vraiment ma place en musique. Au début, chaque fois que des concurrents partaient, j'avais l'impression que je prenais la place de quelqu'un d'autre, que je n'avais pas d'affaire là. L'émission m'a aidé à avoir confiance en moi. Je sais maintenant ce que je veux faire et je compte profiter de toutes les portes qui s'ouvriront», explique la chanteuse, qui a l'intention de tenter sa chance au Festival international de la chanson de Granby et à Ma première Place des arts. Elle pourra également accepter les offres de spectacles qui ont atterri sur sa table au cours de son parcours télévisuel. Elle chantera, entre autres, dans sa ville d'origine lors de l'ouverture officielle du Carré 150 et lors du cabaret-bénéfice du théâtre Parminou.

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