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Le Festival cinéma du monde prend du coffre

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Jeudi, on a dévoilé la programmation de la deuxième édition du Festival cinéma du monde de Sherbrooke.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Avec une journée de plus au calendrier de ses festivités, la création d'un volet de compétition internationale et différents lieux de diffusion, la deuxième édition du Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS) prend du coffre. Et annonce ses couleurs.

« On s'étend sur quatre jours, cette année, mais mon rêve, c'est qu'éventuellement, on parvienne à remplir toute une semaine de projections. J'espère que l'événement deviendra un lieu de rendez-vous pour les amateurs de cinéma d'ici, mais qu'il attirera aussi ceux d'ailleurs », souligne le président de la Maison du cinéma et cofondateur du FCMS, Denis Hurtubise.

À bord des quelque 70 bobines à l'affiche, le voyage du cinéphile sera parfois dépaysant, souvent touchant, toujours inspirant, assurent les organisateurs qui ont voulu, cette année encore, promener le public aux quatre coins du globe.

« Les films proviennent d'une trentaine de pays différents et ils ont déjà été reconnus. Ils ont été salués par la critique ou ils ont été de grands succès populaires dans leur patrie. On avait le souci d'exposer le public à ce qui se fait de mieux, on voulait oser en restant accessible », explique Catherine Viau, du groupe Via le monde. Avec Malika Bajjaje, cofondatrice et directrice générale du FCMS, et Denis Hurtubise, elle a étayé la programmation de l'événement.

En première nord-américaine, c'est le film-événement français La famille Bélier, d'Éric Lartigau, qui lancera le Festival à la Maison du cinéma, le 8 avril. Pour lui faire écho, le comité a programmé, en clôture, le long-métrage italien Les Merveilles (d'Alice Rohrwacher - Grand prix à Cannes, 2014), qui dépeint aussi un clan familial, mais dans un tout autre registre.

Quête d'identité

Autre thème fort, la quête d'identité se retrouve dans plusieurs des films au programme, constate Mme Viau. Celle-ci précise que, en plus de proposer une rétrospective des grands classiques du cinéma italien avec des films comme Prima della Rivoluzione (Prix de la jeune critique à Cannes) et Una giornata particolare (César du meilleur film étranger), le FCMS braquera ses feux sur le cinéma turc, un cinéma qu'on connaît peu, ici, mais qui est plus que prolifique avec une centaine de fictions réalisées chaque année. Trois longs-métrages ont été sélectionnés pour représenter le pays.

Le réalisateur Faruk Hacihafizoglu viendra échanger avec le public après la projection de Snow Pirates, tandis que l'acteur Ali Surmeli sera sur place pour celle de Mucize. Acclamé par la critique et le public, Sommeil d'hiver (de Nuri Bilge Ceylan - Palme d'Or et Prix FIPRESCI à Cannes) sera aussi présenté.

Mis en lumière l'an passé, le septième art mexicain se retrouvera encore sous les projecteurs. Le réalisateur Sébastián del Amo viendra en personne présenter Cantinflas, grand succès au box-office mexicain. Ses compatriotes, l'acteur et producteur Harold Torres et l'actrice Adriana Paz se déplaceront aussi à Sherbrooke pour mousser le visionnement de González (Zénith d'or - premier long-métrage de fiction au Festival des films du monde de Montréal) et La Tirisia (Grand prix - Festival international de cinéma de Tesalónica).

« Les projections sont au coeur de l'événement, mais on a orchestré plusieurs activités connexes. Les échanges, débats, soirées thématiques et classes de maître ajoutent une dimension humaine importante », souligne Mme Bajjaje.

La présence de nombreux documentaristes viendra notamment bonifier les discussions post-visionnement. Au chapitre québécois, les cinéastes André Desrochers (Les pas pour rire) et Patricio Henriquez (Ouïghours, prisonniers de l'absurde) seront tous deux sur place pour causer de leur film respectif. Le nez, premier documentaire de Kim Nguyen (Rebelle) et Bidonville : architectures de la ville future, de Jean-Nicolas Orhon, seront aussi projetés.

« La présence des créateurs, c'est un gros morceau. L'an passé, le public était friand de ces échanges-là, les gens restaient après les projections pour parler avec les cinéastes présents », note M. Hurtubise.

Tout international qu'il soit, l'événement fait aussi rayonner les talents d'ici. Cinq courts-métrages de cinéastes estriens font partie de la sélection cinématographique.

Dans tout ça, les cinéphiles de la relève ne sont pas oubliés, le FCMS a bonifié son offre de films destinés aux enfants avec Labyrinthus, Max Minsky et moi, Terre des ours, Komaneko - Le petit chat curieux et Horizon beautiful.

« Ça permet aux jeunes de voir autre chose, c'est un axe qu'on souhaite continuer à développer, assure Mme Bajjaje. Et il y a une demande. L'an passé, on avait une centaine de réservations pour nos matinées scolaires. Cette année, on en a déjà 500! »

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