Misteur Valaire s'abreuve en Louisiane

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Dans une maison louée à Lafayette, les musiciens sherbrookois de Misteur Valaire se sont couchés tard pour coucher les premières notes de cet opus 5, qu'ils annoncent « ensoleillé et funky ».

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(SHERBROOKE) Sentira-t-on un souffle cajun et des parfums de bourbon sur le prochain album de Misteur Valaire? La moiteur de la Lousiane suintera assurément dans le cinquième album du groupe, qui s'est isolé tout le mois de février au pays des bayous.

Dans une maison louée à Lafayette, les musiciens sherbrookois se sont couchés tard pour coucher les premières notes de cet opus 5, qu'ils annoncent «ensoleillé et funky».

«On crée toujours nos albums en hiver, mais pour celui-là, on avait envie d'aller chercher du soleil et de l'énergie», raconte Louis-Pierre Phaneuf, alias Luis Clavis, qui était de retour au Québec et de passage au Cégep de Sherbrooke mercredi, avec trois de ses collègues, pour le lancement du Printemps artistique.

En fuyant cette province glaciale, les joyeux drilles espéraient non seulement une hausse du mercure mais aussi de leur productivité. «Nous avons bien travaillé. Ici, il y a toujours le cellulaire qui sonne. Nous avons réussi à sortir sept ou huit maquettes de chansons. Chaque semaine, on passait trois jours à La Nouvelle-Orléans pour faire la fête et s'imprégner de musique, et après, on revenait travailler. C'était super cool. Le Canadian Club nous a beaucoup inspirés, aussi», ajoute, avec un rictus malicieux, le chanteur et percussionniste.

Plus coloré

Après Bellevue, un recueil dansant et décoiffant mais un tantinet moins malcommode, la formation électro-jazz, formée aussi de Thomas Hébert, Julien Harbec, François-Simon Déziel et Jonathan Drouin, voulait retrouver une direction plus colorée et remettre un peu de soleil dans sa vie, comme le dirait Gilles Valiquette.

«Dans notre parcours, il fallait passer par Bellevue. On avait fait les clowns avant, et on avait besoin de calmer le jeu. Comme on a maintenant prouvé qu'on avait cette largeur musicale, on pouvait aller où on voulait pour le prochain.»

L'ambiance de Bourbon Street, avec ses concerts à tous les coins de rue, contaminera donc de son groove les prochains titres, qui laisseront traîner plus de percussions dans leur terrain de jeu.

Après s'être isolés au pays de Zachary Richard, les Sherbrookois se terreront pendant deux semaines ce printemps chez celui de Joseph-Armand Bombardier. Ils poursuivront à Valcourt leur création au Studio B -12, avec l'objectif d'éteindre toutes les machines en mai. Un premier extrait devrait être entendu cet été, avant que l'album sorte à l'automne et que le groupe reparte en tournée.

Misteur Valaire, qui a participé à la Nuit blanche de Montréal en lumière au début du mois, fera trépigner d'autres festivaliers cet été. «C'est certain que nous allons commencer à intégrer nos nouvelles chansons. Nous avons vraiment hâte de les jouer», insiste Luis Clavis.

Les deux derniers albums des Misteurs, Bellevue et Golden Bombay, ont reçu le Félix du meilleur album de musique électronique.

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