Un Granada plein d'amour pour LPBN

Sébastien Pomerleau, alias Auguste, fait partie des musiciens... (IMACOM, Maxime Picard)

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Sébastien Pomerleau, alias Auguste, fait partie des musiciens qui sont montés sur la scène du Granada vendredi soir à l'occasion du spectacle-bénéfice «Sauvons La Petite Boîte Noire».

IMACOM, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Quelques minutes avant le début du spectacle-bénéfice au profit de La Petite Boîte Noire, l'alarme incendie du Granada se déclenche et enterre subitement toutes les conversations dans la salle et dans le hall. Les spectateurs s'échangent des regards en coin : est-ce que c'est une blague? Un feu dans la salle qui accueille une collecte de fonds pour une autre salle qui a brûlé?

Heureusement, les doutes s'envolent après quelques minutes : fausse alerte. «On vous a mis dans l'ambiance!» rigolera en montant sur scène Alain de Lafontaine, directeur général et artistique du Théâtre Granada.

Une chose est sûre : ce n'était certainement pas une ambiance de deuil ou d'apitoiement qui régnait vendredi. Les centaines de personnes qui remplissaient bien serré tout le premier étage du Granada étaient là pour déclarer leur amour à La Petite Boîte Noire, à la musique émergente et à l'esprit communautaire que l'institution incarne.

Même chose pour la brochette de musiciens qui tenaient l'affiche vendredi et qui avaient tous joué à LPBN par le passé, qu'il s'agisse des formations sherbrookoises Auguste, Noem, Edwar 7 et The Lemming Ways; de Groenland, qui assurait la partie principale de la soirée, ou encore de Blood and Glass - qui n'a cette fois-ci pas été interrompu par une funeste alarme contrairement au 16 janvier dernier.

Parmi les spectateurs se trouvait la journaliste culturelle à Radio-Canada Estrie Marie-Claude Veilleux, qui était présente dans la salle de la rue Wellington Sud le soir de l'incendie. «Je voulais vraiment être ici ce soir [vendredi], parce que j'étais là quand ça a brûlé», a-t-elle dit avant le spectacle. «Ça m'a brisé le coeur pour les petits gars qui s'occupent de la salle et pour les artistes qui s'y produisent.»

Philibert Bélanger... (IMACOM, Maxime Picard) - image 2.0

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Philibert Bélanger

IMACOM, Maxime Picard

La fin de l'incertitude

Ces petits gars, justement, font des pieds et des mains depuis la nuit de l'incendie pour amasser l'argent nécessaire à la relocalisation de LPBN, tout en assurant le bon déroulement de la programmation, les spectacles planifiés ayant été relocalisés dans diverses salles sherbrookoises. Un travail colossal, admet le directeur artistique Philibert Bélanger, mais un travail qui rapporte.

«On parlait d'incertitude au début, mais ça ne fait plus partie de mon discours», affirme-t-il avec conviction. Avec l'argent amassé grâce à la campagne de financement Indiegogo, le succès évident du spectacle-bénéfice de vendredi, les dons et l'argent qui proviendra des assurances, M. Bélanger a confiance en l'avenir. «Je pense vraiment qu'on va atteindre nos objectifs et relocaliser la salle à notre goût, et même mieux. Quand on repart un projet, on veut toujours que ce soit meilleur», souligne-t-il.

On a beaucoup dit que LPBN, c'était une idée bien plus qu'un local. Mais on comprend les membres de l'administration de se réjouir que le «où» et le «comment», même s'ils restent vagues, commencent à prendre forme.

En attendant son domicile fixe, LPBN continuera de vivre un peu partout : «Bienvenue à La Petite Boîte Noire!» lançait d'ailleurs l'animateur Martin Bossé en début de spectacle à la foule réunie au Granada, qui n'a pas bronché une seconde avant d'accepter cette idée et d'accueillir la musique à grands coups d'applaudissements.

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