Fantastique fantasy

Elisabeth Tremblay... (Imacom, Jessica Garneau)

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Elisabeth Tremblay

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Elisabeth Tremblay revient à ses premières amours littéraires et amorce un nouveau cycle. Son tout chaud roman, Sang de pirate - Vengeances, la ramène dans les eaux de la fantasy, le genre qui l'a fait connaître. Le titre annonce les couleurs : l'auteure de la populaire série Filles de Lune (200 000 exemplaires vendus dans la francophonie), a jeté l'ancre de son récit dans les flots tumultueux de la piraterie.

« Je lis toutes sortes de choses, mais la fantasy est un genre qui me rejoint particulièrement parce qu'il me permet de m'évader du quotidien, autant comme auteure que comme lectrice. Ça fait trois ans que je travaille sur cette nouvelle série. J'y pensais depuis longtemps. J'avais remarqué que, malgré le grand succès des films Pirates des Caraïbes, il n'existait rien en littérature sur ce thème-là et j'avais envie d'explorer ce filon. J'ai gardé certains clichés associés aux pirates, mais je me suis aussi amusée à inventer, à suivre d'autres pistes, parce que je ne voulais pas que ce soit une histoire qui tourne uniquement autour d'une chasse au trésor. Et encore une fois, mes héros voyagent d'un univers à un autre. »

Pour tisser sa trame, l'auteure sherbrookoise a créé deux personnages principaux nés avec le rare et précieux pouvoir de contrôler certaines espèces animales.

« J'avais envie de les doter de capacités surnaturelles sans aller trop loin dans la magie. C'est plus restreignant dans l'écriture, parce que la magie permet d'aller à peu près partout, mais c'est aussi un beau défi pour une auteure. »

Héros imparfaits

L'intrigue dont elle jette les bases dans ce premier tome se déploiera dans trois autres bouquins qui s'adressent au grand public. Comprendre ici que, bien qu'ils puissent intéresser des lecteurs adolescents, les romans de la série ne crèchent pas dans le créneau jeunesse. Si les protagonistes imaginés par l'auteure ont 15 ans dans ce premier volume, déjà dans le prochain, ils en auront 23.

« Je me tiens loin du héros parfait, alors je voulais que le lecteur suive le parcours de mes personnages pour qu'il puisse mieux les comprendre. Ça va jouer dur, par moments, dans mon histoire. On est dans le monde des corsaires, après tout. Mes héros vont parfois se mettre les pieds dans les plats, ils ne feront pas toujours les bonnes affaires. Et je voulais que les lecteurs les aiment dans leurs imperfections. Pour ça, il faut qu'ils comprennent d'où ils viennent, ce qu'ils ont traversé. »

Elle-même a cherché à les comprendre de l'intérieur, en sortant de sa zone de confort.

« Je repousse les limites de mes personnages, je leur fais vivre toutes sortes de choses, je me suis dit que je devais peut-être, moi aussi, éprouver mes peurs, les dépasser. »

Saut en bungee, deltaplane, boxe et séance d'escrime médiévale font partie des expériences nouvelles auxquelles l'auteure s'est frottée. Parfois avec un certain tournis.

« Mais toujours avec beaucoup de satisfaction, aussi, parce que je vois ce que je suis capable de faire sans flancher. Ces essais me permettent, ensuite, de mieux raconter ce que traversent mes personnages. En deltaplane, par exemple, j'ai vraiment pu expérimenter ce que ça faisait d'être à dos d'oiseau. Je peux mieux raconter ce que vit mon personnage lorsqu'il vole. »

Dans l'éventail des expériences à tenter éventuellement, la romancière évoque le saut en parachute. Et peut-être la plongée. Pour l'instant, toutefois, elle se concentre sur un autre vertige. Celui, tout doux, que lui procure l'envolée de sa nouvelle série.

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