Ce gars, cette fille

Louis Morissette et Véronique Cloutier ont donné vendredi... (Archives, La Presse)

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Louis Morissette et Véronique Cloutier ont donné vendredi soir la première de deux représentations à guichets fermés, à la salle Maurice-O'Bready de l'Université de Sherbrooke. Le tandem a livré une prestation qui est passée très vite, grâce à plusieurs ingrédients gagnants.

Archives, La Presse

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Si le spectacle des Morissette est réussi, c'est qu'il rassemble plusieurs ingrédients gagnants. Deux têtes d'affiche adulées du public. Une dynamique humoristique qui a déjà fait ses preuves, pas nouvelle mais toujours diablement efficace (celle de la star et de sa moitié dans l'ombre). Sans oublier l'inépuisable thématique des relations de couples...

Ajoutez aussi cette construction différente du duo comique traditionnel qui, au lieu d'avoir son straight man et sa funny woman, répartit équitablement les baffes à l'une et à l'autre (même si madame gagne plus souvent que monsieur). Un peu de vidéo comme soupape à ce long stand up comic à deux sans pause, et voilà : 100 minutes qui passent dans le temps de le dire.

En fait, on a presque l'impression de voir condensées, en un peu moins de deux heures, toutes les saisons d'Un gars, une fille, à quelques nuances près : ce gars-là et cette fille-là sont l'animatrice la plus aimée et l'humoriste le plus caudataire. La situation de base reste la même, avec quelques particularités pour l'enrichir. Recette simple mais éprouvée, qui a séduit une salle Maurice-O'Bready comble vendredi soir.

Entrant seul sur scène, Louis Morissette a à peine le temps de dire quelques mots que Véronique Cloutier sortira des coulisses dans une tonitruante pétarade, caméra à la main, filmant son public. Le ton semble donné : Louis se retrouvera-t-il plusieurs fois Gros Jean comme devant? Mais, non, il réussit lui aussi à en envoyer des solides... pour mieux recevoir ensuite la monnaie de sa pièce. Par exemple au moment de comparer les diplômes de chacun... La réplique fera mal.

Mais Véro rappellera à l'ordre les spectateurs qui trouvent qu'elle y va trop fort. « N'oubliez pas que c'est lui qui a écrit ça! »

Truffé des pires sarcasmes et des pires méchancetés, presque toujours lancés sur un ton anodin, le spectacle table aussi beaucoup sur la prétendue perfection et l'image matante friendly de Véro, cette dernière souhaitant même éviter les sujets trop controversés, pour éviter de se mettre la moindre personne à dos. L'animatrice en dérogera à peine, pour s'en prendre aux fêtes d'enfants.

Fratrie de l'humour

Excellent auteur d'humour, Louis Morissette se révèle aussi plus à l'aise avec l'improvisation, se permettant davantage de déroger du texte en fonction des réactions de la salle. Mais jamais au point de trop déstabiliser sa douce. Le couple s'avère aussi hors pair pour jouer avec les silences embarrassés, souvent très drôles.

Question de ne pas se brûler (et de ne pas perdre l'attention du public), le tandem humoristique a prévu quelques échappées, se servant souvent de projections sur grand écran. La meilleure est sans contredit ce coup d'oeil jeté par Skype sur ce qui se passe avec la « gardienne » des enfants restés à la maison. On ne vous donne pas de noms, mais la fratrie de l'humour québécois a été bien mise à contribution... Tout simplement hilarant.

Le moment le moins réussi est peut-être celui des imitations. Va pour Jean-Pierre Ferland, Lucien Bouchard, Coeur de pirate, mais moins pour Micheline Lanctôt et les autres (c'est surtout le texte qui manque de ressort).

Véro-Britney

La deuxième partie du spectacle, étrangement, s'avère à la fois plus classique mais aussi plus osée : le duo se colle directement aux différences entre les hommes et les femmes, thème surexploité s'il en est, mais surprend quand même par son propos de plus en plus cru. Louis et Véro finissent même par parler de sexe, ce qui surprend un peu, mais ne détonne pas.

Évidemment, Véro n'aurait pu ne pas danser. Le spectacle se terminera donc dans l'éclat d'une Véro-Britney en pleine gloire... si ce n'était une de ses « gardiennes » qui s'invitera dans la chorégraphie vidéo.

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