Quand l'art fréquente le commerce

Nancy Asselin... (Imacom, René Marquis)

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Nancy Asselin

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) À trois jours de la Saint-Valentin, la nouvelle a presque quelque chose de romantique. Après quelques mois à se courtiser, les arts et les affaires ont annoncé mercredi qu'ils étaient en relation. « In a relationship », comme le veut l'expression sacralisée par Facebook...

La Grande Virée artistique de Sherbrooke a servi d'entremetteuse. C'est grâce à cet organisme, qui élabore un parcours de visites d'ateliers chaque été, que des artistes visuels établiront bientôt leur petit nid d'amour dans des commerces de la ville.

Grâce à ce nouveau circuit d'expositions en milieu commercial, des représentants de la nouvelle garde sherbrookoise, comme Étienne St-Amant et Raphaël Zweidler, autant que des artistes au long cours, tels que Jeannine Bourret et Suzanne Therrien, pourront faire découvrir leur travail en décorant le hall d'entrée d'entreprises d'ici.

« Cette initiative permettra aux artistes de rayonner à longueur d'année, pas seulement lors de notre événement estival. C'est un développement majeur », a annoncé Nancy Asselin, la nouvelle présidente du conseil d'administration du regroupement.

Donnant-donnant

Si Imacom Communications est la première à lui faire sa grande déclaration et à sortir la bague, l'organisation entre maintenant en mode séduction, dans l'espoir de faire craquer au moins une quinzaine d'autres boutiques et bureaux.

« C'est du donnant-donnant. Je donne une visibilité à l'artiste, qui se retrouvera à la vue des 600 clients qui passent ici chaque jour, mais en retour, je reçois toute la publicité qui y est rattachée. Je crois fortement à cet échange », a exprimé Jean Bourgault, président de la boîte de marketing et de graphisme de la rue King Ouest, où se tenait la conférence de presse hier.

Raymond Chabot Grant Thornton s'annonce comme le partenaire majeur de ce mariage d'amour et de raison. Le cabinet comptable a d'ailleurs choisi de confier à la Grande Virée l'organisation de ses réputés vernissages, traditionnellement mis en place par le dévoué mécène Claude Métras.

« À la retraite de M. Métras, nous voulions assurer une pérennité à son projet. L'exposition d'oeuvres change notre décor de travail, en plus de permettre aux employés comme aux clients de découvrir une diversité de créations. L'art ouvre les horizons. Tout le monde profite de ce rayonnement », soutient la fiscaliste Sarah Phaneuf.

En vertu de l'entente proposée, les entrepreneurs pourront louer une oeuvre pour 35 $ par mois, déductible d'impôts, pendant un an.

Bénéficiant aussi de la collaboration de la Ville, la Grande Virée prétend que Sherbrooke sera la première municipalité québécoise à célébrer une pareille alliance des arts et des affaires.

15e édition

La Grande virée artistique en a profité pour annoncer que 29 créateurs participeront à sa quinzième édition, dont une moitié de recrues. Il s'agit d'un des meilleurs taux de participation depuis les débuts. Plutôt que de s'échelonner sur dix jours, l'événement se tiendra pendant deux week-ends consécutifs en juin et juillet prochains.

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