Du temps pour soi

Olivier Brousseau... (IMACOM, Jocelyn Riendeau)

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Olivier Brousseau

IMACOM, Jocelyn Riendeau

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Sur la ligne du temps d'Olivier Brousseau, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'y pas de grand trou blanc entre 2009 et 2015. Même s'il n'avait pas lancé d'album solo depuis six ans, le chanteur sherbrookois n'a pas regardé la peinture des murs sécher dans l'intervalle, loin de là. Il a ainsi grossi les rangs du Bal à l'huile, groupe de musique trad au vent dans les voiles (le septuor s'envole justement pour la Colombie-Britannique à la fin du mois). Parallèlement, son quintette Musique à bouches enregistrait un minidisque et un album, en plus de poursuivre les spectacles. Olivier a même cofondé le Trio des Cantons, avec deux autres des «musiciens buccaux».

«En fait, je joue plus de musique que jamais», confie celui qui continue quand même d'enseigner le français à temps partiel, pour garder encore ses sens éveillés au pétrissage de la langue de Molière. «Mais avec toutes ces occasions, j'ai mis sur la glace mon projet solo, hormis quelques petites prestations ici et là. À travers tout ça, je continuais d'écrire une nouvelle toune de temps à autre, au fil de l'inspiration, sans m'imposer de balises ni de composition intensive... Et le temps a filé.»

Jusqu'à ce qu'il se retrouve avec une quinzaine de petites neuves. «Je suis monté à 20, puis j'ai fait un tri. Je me suis aperçu que, dans sept ou huit chansons, il y avait des liens temporels.»

Ainsi est né La ligne du temps, opus 5 du musicien au perpétuel sourire, oeuvre de maturité (il a maintenant 36 ans), d'affirmation, d'assomption et d'ouverture aussi. En clair, il s'est risqué à des chansons plus personnelles, a affirmé son côté sentimental, a assumé les influences plus trad des dernières années et s'est ouvert à la plume des autres.

«Je l'avais déjà fait... mais avec les textes en espagnol de mon ami Oswaldo. J'ai toujours été ouvert à ce genre de collaboration, mais il faut que cela vienne de gens qui me connaissent bien et qui sont capables d'écrire en se mettant à ma place», résume Olivier, qui a finalement couché des notes sur les paroles signées par ses amis Jean-François Létourneau et Sylvain Manseau, en plus de faire une chanson à partir d'un poème d'Yves Boisvert (O'Mary Rose).

On remarque aussi que ça tape du pied sur huit des douze plages du disque, cadeau de son alter ego Isaël McIntyre, mais aussi de ses nouvelles fréquentations dans l'univers de la musique traditionnelle. En fait foi la reprise des Buveurs voyageurs, texte «quêté» à Jean-Paul Guimond, cette légendaire mémoire vivante de Wotton.

La calor du coeur

«Les dernières années ont été fortes en rencontres artistiques, mais surtout humaines. Ça m'a ouvert à un autre pan de ma personnalité musicale. Mais il me fallait justement cet album solo pour conserver mon côté folk et country blue grass», souligne celui qui a déjà emprunté les voies plus exotiques de la musique latine, mais les a finalement mises de côté avec l'album précédent, Les bottines ben attachées.

En revanche, la calor du coeur ne s'est jamais exprimée aussi directement que dans la chanson-titre, véritable déclaration d'amour à sa douce.

«Je ne me suis pas souvent permis ça avant, avoue-t-il. Je trouve que la ligne est mince entre l'authentique émotion amoureuse et le côté plus quétaine de la chose. Mais si des gars aussi bruts que Richard Desjardins, Bernard Adamus et Fred Fortin ont réussi à le faire, je devais bien y arriver à ma façon.»

Je voulais jouer au hockey, inspiré de son seul regret de jeunesse, s'inscrit aussi dans le palmarès de ses chansons plus personnelles. «C'est vrai que mon père ne voulait pas que mon frère et moi jouions au hockey. Il trouvait que c'était trop violent. Probablement qu'il nous trouvait un peu trop enthousiastes lorsqu'il y avait des bagarres à la Soirée du hockey... et qu'il n'avait pas envie de se taper des fins de semaine dans les arénas. Par contre, nous avons joué au soccer durant toute notre jeunesse, ma soeur comprise. On s'est même rendus jusqu'au niveau élite.»

Pour ne pas trop frustrer ses amis admirateurs du Canadien, Olivier a choisi de faire son lancement... un soir de match avec les Flyers. Sauf qu'une fois qu'il aura présenté ses nouvelles chansons, en formule 5 à 7, tous les instruments seront rangés afin que ses invités regardent la partie sur écran géant. «C'est la façon que j'ai trouvée pour ne pas tout perdre mon monde après le lancement.»

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Lancement de La ligne du temps

Mardi 10 février, 17 h

Salle du Parvis de Sherbrooke

Entrée gratuite

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