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Émile Proulx-Cloutier: «Le Canada a le devoir» de réunir la famille Badawi-Haidar

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Émile Proulx-Cloutier

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(Sherbrooke) Dix minutes. Dix minutes qui pourraient épargner dix ans de prison à Raif Badawi. Et cinquante mots... qui pourraient lui éviter autant de coups de fouet. C'est avec cette image que le comédien de 30 vies Émile Proulx-Cloutier invite les jeunes à inonder de lettres le ministre des Affaires étrangères du Canada afin qu'il fasse pression sur les autorités saoudiennes pour la libération du blogueur saoudien.

« Raif Badawi n'est pas Canadien, mais le Canada a accueilli sa femme et ses enfants. Il a le devoir moral de réunir la famille », lance le chanteur qui a un pied-à-terre à Potton en Estrie. Émile Proulx-Cloutier et les comédiens de 30 vies à Radio-Canada ont pris une pause de tournage pour tourner une vidéo vendredi dernier où il s'adresse aux jeunes dans le cadre de la campagne d'Amnistie internationale « Jeunes pour Raif ».

« Je vous demande de propager ce message partout, svp... Le but, c'est qu'il reçoive des camions de lettres. Des courriels oui, mais aussi des lettres physiques. C'est pas long, ça prend dix minutes pour peut-être épargner dix ans de prison à un gars, cinquante mots pour lui éviter une cinquantaine de coups de fouet par semaine », lance-t-il.

L'idée de se servir des ressources télévisuelles pour interpeller les jeunes lui est venue après avoir participé à un rassemblement à Montréal, en appui au blogueur, à la suite d'une invitation du comédien Vincent Graton.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé sa démission mardi matin. Ce revirement n'empêche pas les gens d'inonder le Ministère. « On a fait le tournage vendredi. On a mis la vidéo en ligne une heure avant qu'on apprenne que le ministre démissionnait. Les gens l'ont compris : le destinataire change, mais la nécessité des lettres reste là. »

Le poids citoyen

À l'heure des clics et des partages sur les médias sociaux, Émile Proulx-Cloutier croit que les lettres peuvent déranger davantage. « Ça manifeste un poids qui, ma foi, va exercer une pression plus grande. »

« Je pense que ce serait une belle victoire citoyenne que de ramener ce gars-là ici. Ça ferait du bien d'en gagner une... »

« Ce qui me donne le plus le vertige, c'est la possibilité (...) qu'on oublie et qu'on laisse faire... » dit-il en citant sa crainte de voir l'histoire reléguée aux oubliettes à l'heure où l'information défile à vive allure. Il souligne aussi l'urgence d'agir. « Il n'y a rien qui nous garantit qu'il va être exempté vendredi prochain. »

Emprisonné depuis 2012 en Arabie saoudite, Raif Badawi a été condamné à 10 ans de prison, plus de 300 000 $ d'amende, et 1000 coups de fouet, administrés par tranche de 50 par semaine, pour les propos qu'il a tenus sur son blogue. Il a été fouetté pour la première fois le 9 janvier dernier; les séances de flagellation ont été suspendues depuis pour des raisons de santé.

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