Première visite du NEM à Sherbrooke

Lorraine Vaillancourt, directrice artistique du Nouvel Ensemble Moderne... (Bernard Préfontaine)

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Lorraine Vaillancourt, directrice artistique du Nouvel Ensemble Moderne de Montréal.

Bernard Préfontaine

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Mine de rien, voilà 25 ans que le Nouvel Ensemble moderne se dévoue à faire découvrir la musique de chambre contemporaine. Son plus récent concert, mettant à l'honneur un Sacre du printemps réorchestré pour quinze musiciens, sera toutefois son tout premier dans la région.

« Ses tournées, le NEM les a surtout faites à l'étranger. Ici, malheureusement, le réseau n'existe pas vraiment, étant donné que notre répertoire n'est pas habituel », constate Lorraine Vaillancourt, celle qui a fondé le petit orchestre montréalais et en mène les destinées depuis les débuts en 1989.

« Mais cette fois, nous avions un peu plus de classiques au programme. C'est toujours un beau luxe de présenter un concert plus qu'une seule fois et de rentabiliser le travail artistique », souligne celle qui tiendra la baguette lors des concerts de Montréal, Québec et Sherbrooke.

Le programme a de particulier d'être en lien avec l'exposition présentée en ce moment au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). En fait, De Van Gogh à Kandinsky : de l'impressionnisme à l'expressionnisme, 1900-1914 se termine la journée même de la représentation sherbrookoise.

« C'est un partenariat que nous avons établi avec la salle Bourgie du MBAM dès son ouverture. Par exemple, nous avons précédemment donné des concerts découlant d'une exposition sur l'Italie et un autre lié à la présentation de films mis en musique par Morton Feldman. Comme la période de 1900 à 1914 a été très riche, autant musicalement que picturalement, un autre concert conjoint s'imposait! »

Passer à autre chose

En effet, peintres et compositeurs se fréquentaient assidument en cette époque où de nombreux artistes voulaient passer à autre chose. « À Vienne, Kandinsky allait écouter les concerts de Schönberg », donne Lorraine Vaillancourt comme exemple.

Créé en 1913, dans un scandale passé à l'histoire, le Sacre du printemps de Stravinsky, oeuvre fondatrice du classique moderne, était incontournable. Pour l'occasion, l'altiste François Vallières a réduit l'oeuvre symphonique à quinze musiciens. Également au programme, l'Opus 11 de Schönberg (1910), une pièce originellement pour piano seul, transposée pour neuf musiciens.

Rien de sacrilège là-dedans, répond Lorraine Vaillancourt. « Au contraire, ces compositeurs refaisaient régulièrement de nouvelles orchestrations de leurs oeuvres, pour mieux les promener. Ils se retranscrivaient eux-mêmes. D'ailleurs, pour l'orchestration du Sacre, François Vallières est parti d'une version piano quatre mains réalisée par Stravinsky lui-même. »

L'Opus 24 de Webern, oeuvre plus récente (1934), est la seule qui sera jouée avec les effectifs originaux. « Là, on est vraiment dans la totale abstraction. Si on faisait un parallèle avec la peinture, on est davantage du côté de Klee et de Mondrian. Webern l'a écrite pour le 60e anniversaire de Schönberg. »

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Dimanche, 15 h

Théâtre Centennial

Entrée : 28 $ (aînés : 25 $)

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