Rock dense et dansant

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Si vous avez envie de voir Jesuslesfilles en spectacle avant la belle saison, c'est le temps. Début février, le quintette quittera l'avant-scène pour quelques mois. Le temps de donner du corps et de l'âme aux chansons, nouvelles, qui commencent à se frayer un chemin dans la tête et le coeur des musiciens.

« On va s'isoler pour mieux créer », explique le musicien natif d'East Angus Benoit Poirier. Directeur musical de la station CISM, il est batteur au sein du groupe rock qui fait la part belle aux guitares pesantes.

« On est déjà en train de composer de nouvelles chansons. Et on ne veut pas répéter la même erreur deux fois. Quatre ans ont passé entre la sortie de notre premier disque et du deuxième parce qu'on avait toujours des shows ici et là, parce qu'on n'était jamais en train de se concentrer uniquement sur le nouvel album. C'est un processus qui n'avait plus de fin, on était constamment en train de retravailler les compos. »

Le résultat a néanmoins été heureux : Le grain d'or a été chaudement accueilli par la critique. Mieux encore, il a remporté le Panache de l'album rock de l'année au dernier GAMIQ. À la grande surprise du groupe, d'ailleurs.

« C'était un peu inespéré. Il y avait de grosses pointures en nomination, comme Solids et Les Deuxluxes, alors on ne s'attendait vraiment pas à gagner. Tellement qu'on était assis loin derrière, ça nous a pris du temps avant d'arriver sur scène! »

La reconnaissance a galvanisé les musiciens, oui. Et elle pourrait leur ouvrir des portes.

« Ça nous a fait connaître, ça nous a fait rayonner. Peut-être qu'une compagnie de disque va s'intéresser à ce qu'on fait. »

Ce qu'ils font est pétri de rock dense et d'influences punk, oui. « Mais j'ai toujours du mal à définir précisément notre son, précise Benoit. Peut-être parce qu'il est métissé de plusieurs choses. Les textes viennent bien après les mélodies, et ils ne racontent pas nécessairement une histoire. Parfois, c'est une vocalise qui inspire un mot et ce mot devient le noyau des paroles. »

Les chansons, concises, donnent un peu le ton du spectacle que promène ces jours-ci Jesuslesfilles. « Je préfère les shows plus courts que ceux, trop longs, qui s'éternisent. On déploie sur scène une bonne charge d'énergie, mais elle est bien dosée. On navigue entre des morceaux plus dansants et d'autres, plus posés. »

Jesuslesfilles parce que...

« En fait, c'est un lapsus! Parce que ma feuille était à l'envers, j'ai mal lu le titre d'une chanson. C'est arrivé au moment critique où on cherchait un nom de groupe. On a trouvé que ça sonnait bien, on a gardé Jesuslesfilles. »

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