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Estriens à La Voix : où sont-ils passés?

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Gabryelle Frappier

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Pour un soir ou pour quelques semaines, ils ont été plus populaires que des ministres. Ils ont vu leurs amitiés Facebook se multiplier, ont accordé des entrevues sur leur enfance aux échotiers et ont signé des autographes sur des sacs réutilisables dans la file du supermarché. À la veille du démarrage de la troisième saison de La Voix, nous avons retracé quatre des ex-participants de la téléréalité, originaires de l'Estrie, qui ont péché par discrétion depuis que Charles Lafortune leur a confisqué leur micro. Et bonne nouvelle : ils chantent toujours.

GABRYELLE FRAPPIER

Les choses auraient pu mal tourner pour la Sherbrookoise. À la suite de son passage à la première saison, où elle a porté le blason de Jean-Pierre Ferland jusqu'aux duels, elle a appris que des nodules et des polypes avaient emménage dans sa gorge. Résolue à ne pas perdre la voix, la chanteuse s'est imposé une cure de silence et a miraculeusement repoussé les imposteurs.

Maintenant installée à Montréal, la grande brune a vécu un autre «miracle» l'an passé quand Rick Allison, architecte de la carrière de Lara Fabian, lui a proposé de réaliser et produire son premier album. «Je suis la fille la plus heureuse du monde! Quelles étaient les chances qu'un homme de l'envergure de Rick me remarque?» demande celle qui avait aussi tenté de faire se retourner les fauteuils rouges lors de la deuxième saison.

Son disque, qui mélangera soul, pop et rock, est promis pour l'automne prochain. Un premier extrait radio fera son chemin jusqu'aux ondes à la fin du mois. «Je suis très excitée. J'ai la chance d'aller plus loin encore que ce que j'aurais pu espérer avec La voix croit la chanteuse de 29 ans, qui a déjà enregistré quelques ritournelles publicitaires.

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Dany Flanders

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DANY FLANDERS

Pendant l'été qui a suivi sa révélation télévisuelle, le tombeur de Rick Hughes a été plutôt occupé au Québec, notamment en Estrie où il a participé à quelques concerts. L'automne venu, tel un bon snowbird, le Stansteadois a migré vers la Floride, où il vit depuis vingt ans. Il a recommencé à interpréter des reprises dans les bars de Fort Lauderdale, quatre ou cinq fois par semaine, comme il le faisait avant de se retrouver dans la même pièce qu'Ariane Moffatt.

La différence? «Il y a beaucoup plus de Québécois qui viennent me voir et j'ai pu augmenter mes cachets! soutient, en riant, ce bon vivant, qui possède la double citoyenneté. Au Québec, les anciens participants de La voix se retrouvent tous en compétition, dans le marché musical. Ici j'ai le monopole!»

Il n'a jamais été dans les plans du chanteur au beignet de barbe de revenir casser la baraque au pays des tempêtes de neige. Il est trop bien sous le soleil américain. «Ma famille est ici, ma carrière aussi», estime celui qui a par ailleurs réactivé son permis d'agent immobilier dernièrement.

Le claviériste chérit néanmoins toujours le rêve d'enregistrer un album. «Un projet avait été démarré au Québec, mais je me suis fait avoir avec les petits caractères du contrat. J'ai perdu du temps. J'aimerais beaucoup le faire par moi-même, mais ce n'est pas mon seul but dans la vie.»

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Marie-Onile Rodrigue

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MARIE-ONILE RODRIGUE

En préparation de son duel, son coach Louis-Jean Cormier et son mentor Martin Léon lui avaient demandé si elle composait des chansons. En leur répondant par la négative, la Méganticoise de 17 ans avait ressenti un malaise. Non, elle n'avait jamais écrit un seul couplet. Que des romans fantastiques à l'adolescence, des pages qui ne se chantent pas très bien en s'accompagnant au piano... Elle allait toutefois commencer. Sans attendre.

«C'est comme si j'avais eu une illumination. C'est comme si, en me posant la question, ils m'avaient révélé quelque chose que je ne soupçonnais pas encore de moi.»

En trois mois, après sa défaite contre Éléonore Lagacé, elle avait pondu deux textes, qu'elle a joints à son dossier de candidature à l'École nationale de la chanson de Granby. Depuis septembre, elle y est une élève modèle. «C'est difficile d'entrer à l'École. Quinze élèves sont admis chaque année. J'étais prête à y mettre tous les efforts et jusqu'à présent, ça va super bien», estime la douce interprète, qui verse dans l'alternatif orchestral. «Des gens me disent que ma musique leur fait penser à Pierre Lapointe, d'autres, à Klô Pelgag. J'ai beaucoup d'influences.»

Après avoir chanté en juin dernier au lancement d'album de Geneviève Breton, son amie décédée au Musi-Café, elle a dernièrement espacé ses apparitions sur scène pour se consacrer à l'écriture. À la fin de son cours, en juin, l'ancienne étudiante en éducation spécialisée déménagera à Montréal avec deux camarades de classe et membres du groupe sherbrookois Edwar 7. «Je veux continuer mes études dans un domaine qui va me servir dans ma carrière, en gérance d'artiste possiblement.»

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Adrien Aubert

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ADRIEN AUBERT

En 2013, il assistait avec impuissance à l'explosion du centre-ville de Lac-Mégantic, sa ville d'adoption. Sa vidéo amateur avait d'ailleurs fait un tour viral de la province. Au début du mois, il était en vacances à Paris, sa ville d'origine, quand les attentats terroristes sont survenus. Adrien Aubert a un sacré karma! «Il faut croire que je devais y être! Dans les deux cas, il m'aurait été plus éprouvant de les vivre à distance. Mais disons que j'ai eu un début d'année mouvementé!» admet ce fils d'une Indonésienne musulmane et d'un Français catholique, qui a participé à la manifestation monstre dans les rues de la Ville Lumière.

De retour de ces vacances «émotives et révoltantes», ce comédien de formation s'attaque à deux projets, sous la gérance du Sherbrookois Christian Morissette : Power Groove, une revue musicale dansante pour le marché corporatif, et une série de concerts plus personnels. Il reprend aussi la création de son premier album, sans toutefois encercler une date à son calendrier. «En sortant de La Voix, des candidats s'empressent d'arriver avec un projet, pour surfer sur la vague. Ma vision d'une carrière en chanson est différente. Quand j'ai fait La Voix, je commençais en chanson. Cette première expérience de concours télé m'a donné un boost, une envie de me professionnaliser. Je veux prendre le temps de faire les choses afin d'en être fier et de bien livrer les messages qui me sont chers.»

En plus d'avoir été mandaté par la Ville de Lac-Mégantic pour réfléchir sur la vie culturelle locale, le néo-Estrien annoncera bientôt une association avec un organisme d'ici.

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