La Fabrique voit grand

David Allard-Martin et Julien Lamarche ont eu la... (Imacom, Jessica Garneau)

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David Allard-Martin et Julien Lamarche ont eu la bonne idée de créer La Fabrique après avoir participé à une formation avec l'organisme Artisan' s Asylum de Boston. Forts d'une campagne de sociofinancement qui a plus que bien fonctionné, les deux Sherbrookois espèrent déménager dans de nouveaux locaux au printemps. Ils y aménageront différents ateliers et des espaces de création ouverts aux artistes de la région.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Les membres de La Fabrique pensaient entamer 2015 dans de nouveaux locaux. Le déménagement devra attendre : l'endroit qu'ils convoitaient au centre-ville de Sherbrooke a été loué à d'autres.

« Mais on devrait trouver bientôt un autre lieu, on a des options sur la table », assurent Julien Lamarche et David Allard-Martin, qui espèrent maintenant faire et défaire des boîtes au printemps prochain.

Les deux cofondateurs sont d'autant plus confiants que la campagne de sociofinancement qu'ils ont menée récemment leur a permis de récolter un peu plus de 9000 $, soit 1500 $ de plus que leur objectif initial. Ce montant, c'est en quelque sorte le feu vert dont ils avaient besoin pour aller de l'avant.

« On devait amasser cet argent pour avoir droit aux subventions et aux prêts qui nous ont été accordés. Notre projet commande un investissement initial d'environ 120 000 $, incluant la valeur des outils, et maintenant, on l'a », explique M. Lamarche.

Président de la novatrice coopérative La Fabrique (à ne pas confondre avec La Fabrique culturelle de Télé-Québec), celui-ci souhaite mettre sur pied un lieu de création, d'échange et de partage des connaissances à nul autre pareil.

« Actuellement, on fonctionne dans une superficie de 450 pieds carrés, mais on veut s'en aller dans vingt fois plus grand, explique le diplômé en génie mécanique de 25 ans. Cet espace nous permettra d'aménager des ateliers d'ébénisterie, de mécanique, d'électronique et d'artisanat pour nos membres. Ceux-ci auront le choix de débourser pour un abonnement à la journée, au mois ou à l'année, un peu à l'image d'un abonnement au gym. Sauf qu'ici, les machines ne leur serviront pas à lever des poids, mais plutôt à créer des choses. On offrira aussi un local où faire de la peinture. Enfin, des espaces de création individuels seront également disponibles pour les artistes. »

Ce dernier volet rappelle un peu l'esprit de La Nef, centre d'art et de création sherbrookois qui nichait dans l'ancienne église de la rue King, celle-là qui abrite aujourd'hui le restaurant OMG Burger.

« Une douzaine de personnes, majoritairement des artistes, ont déjà réservé leur espace de création. Deborah Davis, Adele Blais, Ultra Nan et Karine Léger sont du nombre », soulignent les deux cofondateurs qui ont été lauréats du Concours québécois en entrepreunariat - catégorie économie sociale, grâce à leur original concept.

« Actuellement, on fonctionne dans une superficie de 450 pieds carrés, mais on veut s'en aller dans vingt fois plus grand.»

- Julien Lamarche

Si le maillage entre atelier d'électronique, ébénisterie et arts visuels n'est pas clair d'emblée, il est pour eux tout naturel.

« On a lancé La Fabrique après avoir participé à une formation, à Boston, avec l'organisme à but non lucratif Artisan' s Asylum. Là-bas, on a vu des artistes concevoir des décors de théâtre tandis que d'autres faisaient de la peinture à côté. Les connaissances des uns et des autres gagnent à être partagées. Elles nourrissent la créativité. Et la ligne est floue entre ce qui est technologique et ce qui est artistique », indique M. Allard-Martin.

En activité depuis 2013, la novatrice coopérative sise rue Denault compte actuellement tout près d'une centaine de membres. Julien Lamarche aimerait bien en rallier 50 autres avant d'installer ses pénates dans d'autres locaux.

« Parce que l'aspect citoyen est au coeur de notre démarche. On veut donner des formations aux gens, leur fournir les moyens de réparer et de concevoir eux-mêmes des objets. On veut encourager la créativité des Sherbrookois de tous les âges, et de tous les horizons. Ça participe à l'idée qu'on a d'un monde plus vert, plus égalitaire, plus communautaire. »

www.lafabriquecoop.org

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