Yanik en Amérique

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Yanik Dumont-Baron

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Un journaliste sur deux vous dira qu'il a eu envie d'embrasser le métier après avoir lu Tintin. Yanik Dumont-Baron ne fait pas exception. Le Sherbrookois était jeune élève du secondaire lorsque l'emblématique bande dessinée et son reporter sans peur ont semé en lui l'idée d'une carrière en information.

« Tintin voyageait, il avait accès à plein d'endroits fascinants. C'était attirant, ça auréolait la profession d'un certain mystère », raconte celui qui a étudié le journalisme à l'UQAM et qui est correspondant à Washington pour la radio de Radio-Canada depuis 2013.

Employé de la société d'État depuis 1999, il a auparavant été en poste à Toronto pendant une dizaine d'années. Ce déracinement hors Québec, Yanik Dumont-Baron le vit plus que bien.

« J'ai deux petites filles de deux et quatre ans. C'est quelque chose que je souhaitais offrir à mes enfants : la possibilité de connaître différentes cultures en vivant à l'étranger. Mais avec une famille, la vie de correspondant, c'est un travail d'équipe. Ma conjointe m'appuie. Sans son aide, je n'arriverais pas à faire ce boulot aux horaires atypiques, assez exigeant. »

Parce que le territoire à couvrir est souvent vaste. Et qu'il faut s'adapter à la région du globe où on est affecté.

« On a aussi énormément de choses à suivre dans l'actualité quotidienne. Il y a énormément de médias et de journalistes aux États-Unis. Il y a aussi beaucoup de gens dont le métier est de prendre position. Ces opinions font beaucoup de bruits médiatiques. Constamment. Elles rajoutent une couche à toutes les sources qu'on doit déjà filtrer en tant que journaliste. Cela dit, c'est impressionnant de travailler là. Je passe devant la Maison-Blanche tous les jours. Washington est un endroit emblématique, lié à plusieurs moments clés de l'histoire. »

Au terme de son mandat dans la ville présidentielle, Yanik Dumont-Baron ne sait pas où il sera envoyé. Et il n'affiche aucune préférence.

« Honnêtement, quand je rêvais d'être correspondant à l'étranger, Washington n'était même pas sur ma liste. Et j'y suis bien, c'est une ville très agréable pour vivre et travailler. Je ne ferme donc aucune porte, tous les coins de la planète sont intéressants. »

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« Je suis allé au Vermont voir quelque chose qui est complètement caché : une «épidémie» de gens qui consomment de l'héroïne. Une femme pleurait son fils, mort d'une overdose il y a un an. Sa peine était immense, et malgré tout, elle a quand même voulu témoigner. »

À sur veiller en 2015 aux États-Unis

« Le Congrès est contrôlé par les républicains et leur vision est complètement contraire à celle d'Obama. La décision pour le projet de pipeline Keystone, qui devrait être prise très prochainement, permettra de voir s'ils sont capables de trouver un terrain d'entente. On en saura plus sur les candidats à la prochaine élection présidentielle. Hilary Clinton devrait décider si elle se lance ou non. Il pourrait aussi y avoir un Bush dans la mêlée. Obama voudra un accord sur les changements climatiques. Il aimerait bien laisser cet héritage, lui qui a déjà pris plusieurs décisions en faveur de l'environnement. Au plan international, il y a plusieurs dossiers en suspens impliquant les États-Unis : Cuba, la Russie, l'État islamique, l'Iran. On en entend moins parler, mais les tensions sont encore vives à Ferguson (en raison de la mort de Michael Brown, t

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