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Éric Salvail : Tout était permis en 2014

Entre l'emballage de ses cadeaux et la cuisson d'un rôti de palette, Éric... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Entre l'emballage de ses cadeaux et la cuisson d'un rôti de palette, Éric Salvail relaxait en robe de chambre devant le foyer lors de son premier lundi de vacances. C'est à son chalet de Saint-Denis-de-Brompton qu'il goûtait à ses premières heures lentes, après une année 2014 qui aura été aussi heureuse que tourbillonnante.

«Je ne suis pas venu en Estrie autant que j'aurais voulu, par exemple. Je passais toujours en coup de vent pour réparer quelque chose ou régler des affaires. Ça me fait tellement du bien de m'écraser ici», confiait-il, de son ton naturel, soit celui d'une personne normale qui viendrait d'enfiler cinq cafés serrés.

Le marathon d'En mode Salvail, dont l'auditoire a grimpé de 30 % cet automne, et la mise à feu du jeu Ce soir, tout est permis, qui a fracassé le record d'écoute de V, l'ont tenu loin des bois estriens. L'animation d'un gala du Grand Rire de Québec et de KARV l'anti-gala, à VRAK.TV, a rempli les rares autres cases vacantes de son agenda.

Mais l'extravagant animateur était bien volontaire pour sacrifier un quart de tranquillité pour une grosse part de travail. «Travailler» se classe parmi les synonymes de «s'amuser», dans son dictionnaire personnel. «J'ai beaucoup travaillé, c'est vrai, mais ça a été l'une des plus belles années de ma carrière. Je fais quelque chose que j'avais souhaité longtemps: être à la barre d'un talk-show de fin de soirée. J'ai aussi fondé ma boîte de production et je veux y mettre toute l'énergie pour la bâtir. Je gagne ma vie avec mon hobby. Je profite de ça et je suis heureux. Je suis sur mon X, comme on dit. »

Ce 27 avril...

L'ancien animateur de foule est (omni)présent sur les écrans depuis une quinzaine d'années. Néanmoins, en 2014, sa répartie, son sans-gêne et l'originalité de ses entrevues ont semblé susciter une adhésion plus générale dans le public. Cette affection s'est d'ailleurs matérialisée par un trophée Artis du meilleur animateur en avril dernier. «Le 27 avril! Je n'oublierai pas la date. Je n'en suis pas encore revenu!» confie le plus hyperactif des Sorelois, qui astiquait déjà cinq de ces statuettes.

«J'ai déjà eu plus de cotes d'écoute chez un autre réseau. Pourtant, on ne m'a jamais autant parlé de mon travail. J'ai l'impression que les gens ont découvert d'autres facettes de ma personnalité, qu'ils apprécient maintenant plus ce que je suis que ce que je fais. On ne peut pas jouer un rôle quand on anime un talk-show.

«J'essaie seulement de divertir les gens. Je n'ai pas la prétention de mener des entrevues de fond comme dans le train de Josélito ou d'avoir du contenu comme à Découverte. Je veux que les gens se couchent de bonne humeur. Quand je me promène au Carrefour de l'Estrie et que les gens m'arrêtent pour me dire: «Toi, t'es malade!», c'est le plus beau des compliments», assure l'homme-pieuvre aux dents blanches, qui continue de nourrir les réseaux sociaux, même en vacances à son condo en Floride.

L'ivresse du travail

À 45 ans, fougueux comme un adolescent, le fils de Colette reste bien conscient qu'il ne pourra pas garder la pédale au fond du tapis encore longtemps, dans un déséquilibre aussi prononcé que celui du fameux décor penché de son plateau hebdomadaire. «Je finirais tout seul, cloîtré! Ma vie professionnelle est en santé, mais il y a un déséquilibre évident avec ma vie personnelle. Par chance, je ne m'entoure que de gens aussi passionnés que moi.»

Ce n'est visiblement pas au début de 2015 qu'il rétrogradera de vitesse. Cet hiver, V diffusera Les recettes pompettes, une émission dérivée de son talk-show qui mariera petits plats et shooters de vodka. En début d'année, il dévoilera deux nouveaux projets de sa compagnie Salvail & Co, dont un documentaire. Cet ancien actionnaire du site transactionnel sherbrookois MesBobettes.ca annoncera aussi bientôt son investissement dans une autre compagnie. Il restera également prêt pour répondre à l'appel de Fabienne Larouche qui s'est engagée, en direct sur son fauteuil cet automne, à lui écrire un rôle dans une télésérie.

«Je ne boude aucun plaisir. J'ai toutes sortes d'intérêts. À travers ça, j'aimerais aussi prendre le temps d'écrire ma biographie, un jour. Un livre qui raconterait surtout tout ce qui passe dans les coulisses de la télé. Il y a des gens qui vont souhaiter que je ne l'écrive pas! Il s'en passe, des affaires, derrière les caméras!»

Il s'en passera un peu moins dans les bois de Saint-Denis. Mais sa robe de chambre l'attendra.

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