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Infoman 2014 : une année particulièrement québécoise

Difficile de tirer les vers du nez de Jean-René Dufort sur ce que contiendra... (Radio-Canada)

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Radio-Canada

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Difficile de tirer les vers du nez de Jean-René Dufort sur ce que contiendra son Infoman 2014... Évidemment, pas besoin d'être devin pour supposer que la commission Charbonneau, l'élection québécoise d'avril dernier et les Olympiques de Sotchi y feront bonne figure. Impossible toutefois de savoir qui aura l'honneur d'interpréter la chanson-thème cette année.

«Je peux juste te dire qu'après plusieurs années de gars, nous sommes allés vers une fille. Pour le reste, on n'a tellement pas de budget par rapport au Bye bye, laissez-nous au moins nos surprises! C'est notre seule force! Sinon, on ne survivra pas cinq minutes!» plaide l'animateur, qui rigole bien lorsque certains polémistes se servent d'Infoman pour déplorer le gaspillage de fonds publics, notamment lorsqu'il part en reportage à l'étranger.

On pense évidemment à son «ami» Éric Duhaime. «Lui, il me bien fait rire. On est le pire exemple. Je vais lui en donner, moi, des noms d'émissions de télé québécoise qui coûtent pas mal plus cher à produire. Infoman pourrait exposer au Salon des métiers d'art.»

«Lorsque mon caméraman et moi sommes allés en Israël pour les émissions spéciales de décembre, nous avons passé quatre jours là-bas (cinq si on compte l'avion en classe poulet), nous avons loué un appartement plutôt qu'une chambre d'hôtel parce que c'était moins cher et nous sommes revenus avec du matériel pour deux émissions et demie. Personne sur Terre ne fait ça. On est d'une efficacité redoutable et c'est ce qui fait notre fun

La relève des péquistes

Infoman 2014 sera une édition plus québécoise que d'habitude, révèle-t-il quand même. «À part l'attentat du Parlement en octobre, ce fut assez tranquille à Ottawa. Les sujets très forts étaient ici. Plusieurs choses ont changé du tout au tout. Le départ des péquistes et de Pauline Marois nous a fait peur, parce qu'ils sont généralement assez gaffeurs. Ils ont une belle et divertissante tendance à s'entre-déchirer. L'unité au caucus n'est jamais très longue.»

«Mais les libéraux ont ramené des personnes qu'on suit depuis des années, comme Sam Hamad, toujours grand scoreur, et Yves Bolduc, qui prend la relève admirablement. Sans oublier Gaétan Barrette. Philippe Couillard est plutôt un gros nounours assez calme. Il est plus présidentiel que Jean Charest, qui, lui, aimait aller sur la glace.»

Le retrait de Rob Ford sera éludé, à cause des tristes circonstances de son départ. «Il y a des sujets lourds dont on ne peut pas trop parler, comme le virus Ebola et l'État islamique. Des blagues de décapitation, ce n'est pas notre spécialité. On reste conscients que les gens regardent ça le 31 avec un verre de champagne. On n'est pas là pour les déprimer.»

Denis Coderre est le politicien qui l'a le plus agréablement surpris en 2014. «J'avais peur que son côté partisan affecte la qualité de son travail. Je l'ai finalement trouvé plus rassembleur que je pensais. Et Montréal en a cr....ment besoin.»

Le steak suivra-t-il?

«Peut-être parce que je vieillis, il n'y a plus beaucoup de politiciens sur ma liste noire. Ça s'est amélioré avec Justin Trudeau [il y a cinq ans, il ne pouvait le voir en peinture]. Il est venu deux ou trois fois à l'émission. Je trouve aussi qu'il a bien gagné sa course à la chefferie. Le personnage est devenu plus sympathique à mes yeux. J'ai hâte de voir si le steak va suivre en 2015.»

Jean-René Dufort parle d'un véritable gros deuil depuis la fin de la commission Charbonneau, à laquelle l'émission rendra un petit hommage. «Ça nous remplissait cinq minutes de télévision par émission! C'était tellement bon! On s'est délecté pendant deux ans. Il faudra désormais travailler plus. Mais j'ai su que les membres de la commission Charbonneau ont demandé nos capsules pour les présenter à leur party de Noël. Je suis certain qu'ils ont passé une belle soirée!»

Si les compressions de Radio-Canada n'ont pas encore affecté l'émission, la tâche et les frais ont considérablement augmenté au fil des années, sans que le budget augmente vraiment. «Par exemple, quand on est arrivé sur Tou.tv, il a fallu payer les droits internet en plus des droits télé pour les extraits de reportage qu'on reprend sur les autres réseaux. Mais on n'est pas malheureux là-dedans. Mes leçons de La fin du monde est à 7 heures servent encore.»

VOUS VOULEZ REGARDER?

Infoman 2014

Mercredi 31 décembre, à 22h

ICI Radio-Canada Télé

La télé au réveillon : dossier complet à lire ce week-end dans le cahier des arts de La Tribune.

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