Martin Matte : festival de malaises

Réunir sa famille et celle de sa douce... (TVA)

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Réunir sa famille et celle de sa douce moitié sous un même toit le 25 décembre, ça sème la pagaille et met la table pour un beau festival de malaises.

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Martin Matte n'a pas eu à chercher son filon bien longtemps pour l'émission de Noël des Beaux malaises : réunir sa famille et celle de sa douce moitié sous un même toit le 25 décembre, ça sème la pagaille et met la table pour un beau festival de malaises.

«Là où je trouve ça intéressant, c'est qu'on va dans des zones où les autres émissions spéciales de Noël ne vont pas, on exploite le côté grinçant. Tout ça a été vraiment l'fun à écrire. On y verra de nouveaux personnages comme la mère de Julie. Sa soeur, aussi, qui est jouée par Geneviève Brouillette. L'intrigue tourne beaucoup autour d'elle, d'ailleurs, parce qu'elle me fait une demande... qui ne se demande pas!»

Le frère de Martin, qui a subi un traumatisme crânien et qui est incarné par Fabien Cloutier, sera aussi de l'improbable réveillon diffusé le 31 décembre. «C'est un beau personnage. L'épisode où il apparaissait dans la première saison a vraiment touché les gens. Après diffusion, je reçois toujours environ 500 messages via ma page Facebook. Ce soir là, j'en ai eu 6000! La réponse a été extrêmement positive. Je pense que ça a beaucoup touché les gens qui vivent avec quelqu'un qui a un handicap ou une différence, quelle que soit cette différence.»

Le sujet était délicat à aborder, oui.

«Mais ça fait 20 ans que je fais de l'humour et une fois trouvé le bon angle, il n'y a pas de sujets tabous. Quand c'est intelligemment mené, quand c'est clair qu'il y a un deuxième degré, le terrain de jeu est grand, très grand.»

Pari imprévu

C'est en tournant une série à Paris, il y a deux ans, que l'humoriste a eu l'idée d'écrire la sienne.

«Ça s'est fait vite, je ne l'avais pas prévu. Je proposais des idées pour la série française et on me disait que ça ne se faisait pas à la télé. Ça m'a donné le goût de l'essayer. J'ai écrit une bible, des épisodes. Six mois plus tard, on commençait le tournage. C'était un gros pari, mais j'avais confiance parce que je m'étais bien préparé en amont.»

Une émission-pilote réalisée avec Robin Aubert avait donné le feu vert au créateur : «À partir de là, le défi était calculé parce que j'avais vu que ça marchait. Ce que je ne savais pas, c'est que ça allait attirer autant de monde, de tous les âges. Des auditoires qui dépassent le million et demi de téléspectateurs, c'est fort. Encore aujourd'hui, un homme de 50 ans me disait qu'il écoutait Les beaux malaises avec sa fille de 16 ans et que tous deux riaient des mêmes blagues.»

Alors que la deuxième saison débutera à la mi-janvier, Matte est déjà en train d'écrire la troisième.

«L'écriture, c'est ce qui demande le plus d'énergie parce que c'est une période de doute. Mais la formule fait qu'il n'y a pas de limite. La vie de couple, l'éducation des enfants, l'argent : tout ce qui touche aux relations humaines peut devenir un sujet potentiel.»

La banque à idées est donc loin d'être épuisée. La scène, dans tout ça? «Elle va devoir attendre : je ne fais toujours qu'une chose à la fois. J'ai hâte de monter un nouveau spectacle, mais ça ne peut pas cohabiter avec Les beaux malaises. J'écris, je joue, je produis, c'est très exigeant. Cela dit, je ferai peut-être une quatrième saison de l'émission, mais je sais déjà qu'il n'y en aura pas sept.»

Pas que la télé le mine. Même qu'il aimerait bien, un de ces jours, être aux commandes d'un talk-show. Mais voilà : les planches font partie de l'ADN de Martin Matte. Et à un moment donné, il aura envie d'y retourner.

Sans aucun malaise.

VOUS VOULEZ REGARDER

Les beaux Noëls

Mercredi 31 décembre, à 21 h

TVA

La télé au réveillon : dossier complet à lire ce week-end dans le cahier des arts de La Tribune.

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