Les hauts et bas d'Antoine Bertrand

Antoine Bertrand a vécu un arc-en-ciel d'émotions en...

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Antoine Bertrand a vécu un arc-en-ciel d'émotions en 2014, année marquée par son départ des Enfants de la télé, le deuil de sa mère, le Jutra du meilleur acteur, la nouvelle comédie dramatique Boomerang et la sortie du film Les maîtres du suspense.

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) L'année 2014 aura laissé plusieurs émotions fortes dans la vie d'Antoine Bertrand, le paroxysme ayant sans doute été atteint le 23 mars dernier, lorsqu'il a remporté le Jutra du meilleur acteur le même jour où il conduisait sa mère à son dernier repos. Un deuil qu'il aurait aimé garder pour lui, mais qu'il ne pouvait passer sous silence dans les circonstances.

«J'étais quand même content que les gens ne soient pas au courant avant la cérémonie. C'était la soirée de Louis Cyr. Je ne voulais surtout pas casser le party de toute cette belle gang

Le beau côté, c'est qu'il a reçu une avalanche d'encouragements et de condoléances dans les jours qui ont suivi. «Ça m'a fait beaucoup de bien et ça m'a énormément touché. D'habitude, je n'étale pas grand-chose publiquement, surtout avec une conjointe qui est aussi comédienne [Catherine-Anne Toupin]. Mais les gens ont été très respectueux et j'ai ensuite pu vivre mon deuil en privé.»

Son trophée, Antoine Bertrand l'a reçu comme une confirmation de sa théorie du travail. «Lorsqu'on travaille très fort, lorsqu'un projet te tient vraiment à coeur, il peut ensuite se passer de belles affaires. J'ai reçu ce prix avec une énorme fierté, mais mon véritable trophée, c'est la corne que j'ai dans les mains, le poids que j'ai perdu, et d'avoir réussi à raviver l'histoire de ce gars qui s'appelait Louis Cyr. Avant, ma génération était probablement la dernière à avoir entendu parler de lui.»

En attendant Boomerang

Les douze derniers mois auront aussi vu Antoine Bertrand faire ses adieux aux Enfants de la télé et amorcer une nouvelle aventure, celle de Boomerang, que le public ne découvrira finalement qu'en automne à TVA.

«La première saison est entièrement tournée. En théorie, nous devrions enregistrer la deuxième l'été prochain, même si le public n'aura pas encore vu la première.»

Imaginée par sa blonde Catherine-Anne, Boomerang raconte l'histoire de Karine et Patrick, un couple propriétaire d'un restaurant qui fait une faillite retentissante. Ils n'ont donc pas le choix d'aller vivre pour un temps dans le sous-sol de la maison des parents de Karine... avec tous les ajustements que l'on suppose.

«Je suis vraiment content. Ça nous montre la famille sous un angle différent. C'est en même temps une dramatique et une comédie. Je dirais même une comédie-vérité, presque documentaire. On n'a qu'à dire le texte, sans le souligner, pour que ça soit drôle. Il y a évidemment des chicanes épiques avec les beaux-parents, mais on finit par les aimer aussi.»

Sortir de l'arène

Il était assez clair dans l'esprit d'Antoine Bertrand que, Véronique Cloutier quittant Les enfants de la télé, il descendrait du train lui aussi.

«Véro et moi, c'était : on vit et on meurt ensemble. C'était la chose à faire pour l'équipe qui nous a suivis, pour que cela soit plus facile pour eux de repartir en neuf. Je ne l'ai pas annoncé tout de suite parce que je voulais participer aux auditions et transmettre la vibration de ce plateau-là aux éventuels successeurs. Les enfants de la télé, pour moi, c'était une arène, à la fois stressante et stimulante.»

Ça ne veut pas dire qu'il ne s'en ennuie jamais. «Des fois, le goût me revient, mais pas jusqu'à me réveiller la nuit. Je suis zen avec les choix que j'ai faits. J'y suis retourné il y a trois semaines comme invité et j'ai eu un fun noir. Je pense que ce sera la première émission diffusée au retour des Fêtes.»

Et 2015?

Antoine Bertrand n'a évidemment pas pu dire non lorsque le Théâtre du Rideau vert lui a offert le rôle de Louis, ce jeune dur à cuire devenant l'infirmier d'un riche quadriplégique, dans l'adaptation du film Intouchables. Celle-ci prendra l'affiche en mars et partira en tournée en 2015-2016. «C'est un rôle proche de mon énergie et tellement payant! J'ai hâte d'être enfin dirigé par René-Richard Cyr et de retravailler avec Luc Guérin.»

Quant à l'éventuel retour des Bougon au cinéma, le comédien sera prêt comme un scout lorsque le film aura obtenu son financement. «On retrouve la famille comme on l'a laissée. Elle n'aura pas bougé d'un iota depuis la dernière fois.»

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