William Deslauriers à contresens

William Deslauriers... (Archives La Tribune)

Agrandir

William Deslauriers

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Après quelques années à endisquer et tourner sous la protection des Productions J, William Deslauriers a décidé de revenir dans les Bois-Francs et de faire cavalier seul. L'ex-membre de Star Académie fait maintenant comme bon lui semble et ça lui plaît.

«Je reviens aux sources et depuis ce temps-là, ça va super bien. J'étais un peu tanné de cette recette, je la connais, mais je ne veux pas acheter les ingrédients. Je n'ai plus le goût de me perdre dans cette marée et de faire comme les autres», affirme l'auteur-compositeur-interprète originaire de Plessisville.

Par conséquent, le jeune artiste chantera en anglais sur son prochain album, un EP qu'il prévoit lancer en 2015. On y trouvera une poignée de chansons, cinq ou six, inspirées à la fois du folk, du country et du bluegrass.

«Je suis un musicien avant tout et j'ai l'intention que ça se reflète dans mon prochain album. Il sera plus aéré, la voix viendra se greffer au reste, précise Deslauriers. La langue anglaise m'a toujours davantage inspiré, c'est elle qui m'a bercé. Je trouve le français très poétique, mais l'anglais est plus imagé, plus facile à transposer en chansons.»

Le chanteur de 24 ans ne s'attend pas à connaître le même succès radiophonique qu'avec ses deux premiers albums (Aux quatre coins de ma tête et Un pied à terre). Poussé par une grosse machine de promotion, il a atteint les sommets. Maintenant qu'il se tourne vers l'anglais, ses succès seront limités par les quotas du CRTC.

«Je suis totalement conscient que ce sera difficile de percer à la radio avec un tel produit, mais je ne vois pas ça comme une business. Je veux jouer pour jouer, je veux pratiquer sans avoir à être membre de l'UDA. Elle est où la place pour les cheveux longs et les tatouages? Nous sommes dans une période difficile de la musique, nous avons perdu le côté musical. On lance plutôt de gros blocs sur l'Amérique et on consomme pour jeter», ajoute William Deslauriers.

«Je suis content de ce que j'ai vécu pendant et après Star Académie, je suis privilégié et c'est certain que ça m'aidera. Je veux toutefois faire mon propre chemin», ajoute-t-il.

Le marché anglophone

Le chanteur ne cache pas qu'il espère que ses créations parviendront à convaincre les radios anglophones du Québec et de l'extérieur. Encore une fois, il ne se fait pas trop d'illusions et refuse d'en faire un objectif. Il souhaite que ses chansons atteignent les amateurs de musique, les vrais. «Je m'adresse à ceux qui veulent bien entendre, je ne m'attends pas à faire l'unanimité. Si les gens ne veulent pas m'écouter, c'est leur choix et ils n'ont qu'à prendre un autre bateau, mais je suis tout de même optimiste», dit-il.

William Deslauriers s'est aménagé un studio à Victoriaville, dans le secteur Arthabaska, où il compose et enregistre en collaboration avec des musiciens éparpillés un peu partout à travers la province. Il envisage de lancer ce troisième album à Victoriaville.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer