Ancien bum, nouveau Bad Boyz

Richard d'Anjou... (Imacom, René Marquis)

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Richard d'Anjou

Imacom, René Marquis

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(MAGOG) Bouddhisme, paternité, boulot manuel et musique à l'abri des regards. Voilà les principaux ingrédients de la recette qui a permis à l'ancien chanteur de Too Many Cooks, Richard d'Anjou, de retrouver un équilibre dans sa vie.

Le Magogois a goûté au succès avec les chansons Rita et Believe Me Sister, entre autres, à la fin des années 1980 et pendant la décennie suivante. Mais il a aussi connu des heures sombres par la suite, en grande partie à cause de sa dépendance à la drogue.

«Ça fait 10 ans que je suis sobre et abstinent, dit fièrement l'artiste, aujourd'hui membre du groupe Bad Boyz Boogie. Il a fallu que j'arrête les opiacés et c'est la pire chose que tu peux vivre au monde.»

Pour arriver à se reprendre en main, il a été forcé de se regarder véritablement en face. «Il a fallu que je me parle, reconnaît-il. En étant traité en vedette, tu finis par perdre les pédales. J'étais une sacrée tête enflée à une certaine époque. Ça aide quand tu arrêtes de penser que tu es mieux que les autres.»

D'ailleurs, il soutient que les problèmes de toxicomanie découlent, dans la grande majorité des cas, de difficultés de nature psychologique. «La substance consommée elle-même ne représente que 15 pour cent du problème, je dirais.»

«Ça ne m'ennuie pas de ne pas me faire reconnaître dans la rue.»


La vie du chanteur a énormément changé au cours des dix dernières années. Père de deux jeunes enfants, il est devenu charpentier-menuisier. Il continue à chanter et à composer, mais à temps perdu. Et, par surcroît, il s'efforce de mettre en pratique la philosophie bouddhiste.

Sa nouvelle vie l'a amené à redécouvrir ce que signifie vivre dans l'anonymat, une réalité qu'il avait oubliée durant les meilleures années de Too Many Cooks. «Ça ne m'ennuie pas de ne pas me faire reconnaître dans la rue», assure-t-il.Peu après avoir tenté un retour avec Too Many Cooks en 2011, avec la sortie de la compilation Munchies, Richard d'Anjou a joint le groupe Bad Boyz Boogie, qui était à la recherche d'un nouveau chanteur. Il est ravi par son expérience jusqu'à présent.

«Ce sont des bons gars. J'ai aimé la vibe rapidement en travaillant avec eux. Rendu où je suis dans ma vie, à presque 50 ans, je n'ai plus le temps pour m'emmerder avec du monde qui ne me plaît pas. Personne n'est obligé d'être là. On a du fun ensemble», indique-t-il.

Richard d'Anjou ajoute qu'il compose facilement en compagnie de Deno Amodeo, guitariste des Bad Boyz Boogie. «Ça avait cliqué très vite côté composition avec Dan Georgesco (ex-Too Many Cooks). Mais, depuis ce temps-là, je n'avais jamais rencontré quelqu'un avec qui ça allait si bien.»

Le bassiste Éric Beaule, le percussionniste Joël Gagné ainsi que le claviériste et saxophoniste Henri Fortier appartiennent également à la formation musicale, qui offre un blues aux accents résolument rock.

L'été dernier, Richard d'Anjou a pris part à ses premiers spectacles en compagnie des Bad Boyz Boogie. Le groupe a notamment grimpé sur scène au Festival international de jazz de Montréal et au Festival international du blues de Tremblant.

VOUS VOULEZ Y ALLER

Bad Boyz Boogie

Ce soir, 20 h

Cabaret Eastman

Entrée : 23 $

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