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Radio-Canada: trop tôt pour parler de pertes d'emploi

Nouvelle mesure de compression à ICI Radio-Canada Estrie : à compter de... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Nouvelle mesure de compression à ICI Radio-Canada Estrie : à compter de septembre 2015, le Téléjournal de 18 h sera tronqué d'une demi-heure en semaine. Il reviendra ainsi au format de 30 minutes qu'il adoptait auparavant et qui est présentement en vigueur les samedi et dimanche.

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Stéphane Laberge

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Cette réduction du temps d'antenne, qui touche aussi les stations de Trois-Rivières, Saguenay et Rimouski ainsi que d'autres régions du Canada, a été annoncée aux employés de la station de la rue King Ouest jeudi après-midi.

Pour l'instant, la direction ne peut dire si ce changement se traduira par des pertes d'emploi. «On en saura plus à la fin de l'année financière, en avril ou mai», indique Stéphane Laberge, chef des services français en Estrie.

De façon claire, toutefois, cette coupe dans le bulletin de nouvelles piloté par Michel Bherer entraînera la réaffectation d'une partie des employés à la production de contenu numérique, dans laquelle la société d'État souhaite s'investir davantage. Cette décision s'inscrit d'ailleurs dans la nouvelle stratégie «Un espace pour nous tous» dévoilée par le président-directeur général Hubert T. Lacroix en juin dernier.

«On veut miser sur une présence dans l'instantanéité.»


Plus présent sur le web

Dans la foulée, au début janvier, ICI Radio-Canada Estrie lancera une version rafraîchie de son site internet, adaptable à tous les écrans et appareils mobiles. «Le site sera plus convivial et fera plus de place à différents types de contenu, comme au fil d'information en continu alimenté par les journalistes avec Twitter, ainsi qu'aux photos et aux vidéos. On souhaite également que des dossiers exclusifs soient développés pour le web. On veut miser sur une présence dans l'instantanéité», affirme M. Laberge, qui annonce qu'un premier dossier exclusif au web, au sujet de la réouverture du Musi-Café à Lac-Mégantic, sera mis en ligne dimanche.

Pour respecter les règles du CRTC, qui l'obligent à diffuser cinq heures de contenu régional par semaine, la station devra se trouver d'autres ouvertures dans la programmation télé pour remplir l'heure et demie manquante. Des discussions auront lieu dans tout le réseau à ce sujet. «On peut penser que des émissions hebdomadaires ou spéciales pourraient être ajoutées, ou des créneaux d'information placés pendant les pauses publicitaires. Nous n'avons pas l'intention de demander que cette obligation soit changée.»

Même s'il admet que la diffusion d'un bulletin régional d'une heure a «toujours été un défi», depuis son instauration en 2009, Stéphane Laberge ne voit pas dans ce retour à une version écourtée l'aveu d'un échec, mais plutôt «un choix fait partout au pays en réponse aux citoyens qui nous demandent d'être plus présent sur le web. On accélère la cadence en ce sens.»

Quant aux nouvelles culturelles et sportives, qui sont actuellement présentées dans la deuxième demi-heure, elles ne seront pas complètement évacuées de la mouture réduite du Téléjournal, assure-t-il. «On évaluera leur place en cours de route.»

Le NPD accuse

Après cette annonce, les réactions n'ont pas tardé. À Ottawa, le Nouveau Parti démocratique a reproché au gouvernement conservateur d'être à la source de ces compressions dans les bulletins des régions.

En Estrie, les députés Pierre-Luc Dussault et Jean Rousseau ont publié un communiqué de presse conjoint. «Les compressions budgétaires imposées à la société d'État par le gouvernement conservateur l'empêchent de réaliser son plein mandat. La société d'État est prise à la gorge. Elle a besoin d'un financement stable et non du mépris du gouvernement Harper», y déclare M. Dussault.

À ce jour, la contestation à l'égard du plan de restructuration du diffuseur public a été vive à Sherbrooke. En juin dernier, 500 personnes prenaient part à une soirée de solidarité envers les employés. Le mois dernier, ces mêmes employés refusaient un prix que le président-directeur général Hubert T. Lacroix était venu leur remettre en personne.

Le plan de compressions budgétaires a jusqu'à présent mené à la suppression de deux postes de techniciens à Sherbrooke.

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