JMM-Sherbrooke à court d'argent

Jeunes musiciens du monde - Sherbrooke est à... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Jeunes musiciens du monde - Sherbrooke est à court d'argent et pourrait devoir interrompre ses activités pendant plusieurs mois. Pour être en mesure d'offrir les cours prévus en janvier, l'organisme sollicite les dons de la population. Habib Sidibé, Félix Foucault et David Mupenda y apprennent le djembé.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Jeunes musiciens du monde - Sherbrooke a besoin d'aide : si l'organisme veut offrir ses cours cet hiver, il doit impérativement regarnir ses coffres.

« On a eu de bons coups de pouce, dans le passé, mais là, on n'a plus de subventions, celles qu'on recevait auparavant ne sont pas récurrentes. On a épluché toutes les possibilités, que ce soit au municipal, au régional ou au provincial, et il n'y a rien pour nous. On a donc besoin de ramasser entre 15 000 $ et 20 000 $. C'est peu, et en même temps, c'est beaucoup! », exprime la directrice de JMM-Sherbrooke, Christine Fortin.

La survie de l'organisme n'est pas nécessairement en péril, mais si celui-ci n'arrive pas à recueillir la rondelette somme, il devra suspendre ses activités jusqu'à l'automne prochain. Un scénario catastrophe.

« Je lance ce cri du coeur parce qu'on ne veut pas laisser tomber nos jeunes. Pour plusieurs d'entre eux, on est comme une deuxième famille. Certains passent leurs soirées entières avec nous, ils sont ici comme à la maison. Depuis quatre ans, on voit la différence qu'on fait dans leur vie. On ne veut pas les abandonner », explique Mme Fortin.

Fondée en janvier 2011, l'école offre gratuitement des cours de musique traditionnelle québécoise aux jeunes du quartier. Elle est hébergée par l'organisme Famille Espoir, sur la rue Dunant. Ce partenariat heureux fait en sorte que JMM-Sherbrooke n'a pas à assumer les frais de roulement d'un local.

« Ça fait en sorte que tous les dons reçus profitent entièrement aux jeunes, ils servent à acheter les instruments et à payer les professeurs », précise Mme Fortin.

Celle-ci insiste par ailleurs : tous les montants sont bienvenus. Les petits autant que les gros : « Plusieurs petits dons, ça finit par faire un bon montant. Et ça fait chaud au coeur. »

Christine Fortin se donne encore deux semaines pour récolter l'argent dont JMM a besoin. Après? « On verra en janvier. On fait un peu d'autofinancement lorsqu'on présente des concerts ici et là. Une campagne nationale est aussi organisée par le siège social de JMM pour les quatre écoles de la province, mais les sous ne rentreront pas avant l'automne prochain. On ne peut donc pas se fier uniquement là-dessus. »

Un vidéoclip à la place du spectacle

Pour réduire les coûts au minimum, et pour rejoindre le plus de monde possible, l'organisme a choisi de réaliser un vidéoclip à la place d'organiser son traditionnel spectacle-bénéfice, cette année.

« C'était exigeant et très coûteux à orchestrer. Au final, il ne restait pas tant d'argent. On a donc préféré une autre formule. Le réalisateur Bruno Fraser et le slameur David Goudreault ont participé à la vidéo promotionnelle, mise en ligne sur YouTube et sur notre Facebook. »

Vidéo de promotion JMM-Sherbrooke from JMM Sherbrooke on Vimeo.

Jeunes musiciens du monde - Sherbrooke:

72 jeunes élèves de 6 à 20 ans, dont un peu plus de 50 % proviennent de communautés culturelles immigrantes.

9 professeurs qui enseignent l'accordéon, le piano, la flûte, la guitare, la chanson, le violon, le djembé, le ukulele, le band.

35 cours de musique par semaine.

Pour faire un don : www.jmmsherbrooke.com

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