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Un 40e anniversaire... et de belles retrouvailles

Jim Corcoran, Patrice Michaud, Kevin Parent, Daniel Boucher et Florence K se... (Imacom, Maxime Picard)

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Jim Corcoran, Patrice Michaud, Kevin Parent, Daniel Boucher et Florence K se sont succédé sur à scène du Vieux Clocher de Magog samedi soir, lors du gala du 40e anniversaire de la salle. Florence K a demandé à Bernard Caza de rester sur scène pendant sa partie de spectacle. Les festivités se sont terminées hier soir, avec la venue du spectacle de Robert Charlebois.

Imacom, Maxime Picard

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Magog) Une Florence K qui improvise des classiques de Noël au milieu d'un standard jazz. Un Daniel Boucher dont le plaisir de retrouver le micro irradie dans toute la salle. Un Kevin Parent drôle comme un singe. Un Patrice Michaud qui étrenne de nouvelles planches comme s'il rentrait à la maison.

Et, sans doute le plus beau bénéfice de cette soirée du 40e anniversaire du Vieux Clocher de Magog, un Jim Corcoran qui avoue, après être remonté sur scène en solo pour la première fois en huit ans, qu'il a eu la «piqûre». Une «retombée» qui, à elle seule, justifiait la pertinence même de cette célébration tout en musique, présentée samedi soir.

Avouons que l'alignement de départ pouvait laisser perplexe, à cause du fort contraste de personnalités musicales. Que d'univers disparates au premier coup d'oeil! Mais non. La mayonnaise a pris, et très bien.

Parce qu'on n'a pas tenté de mariages forcés. Les cinq artistes ont occupé la scène tour à tour, chacun dans le même dépouillement, seuls avec leur instrument (il n'y a que Patrice Michaud qui s'est fait accompagner de son guitariste).

La formule a atteint son but : celui de mettre la musique et les artistes totalement en avant. Et aussi leurs talents de musiciens, car, on l'aura peut-être oublié, plusieurs sont aussi d'impressionnants techniciens.

Les ravages de Jim

Autre surprise : Jim Corcoran s'est vu confier à la dernière minute le rôle de présentateur, à la demande de son ami Bernard Caza, qui se doutait bien que l'humour du chanteur ferait des ravages. Ce fut effectivement le cas.

À entendre la salle fredonner le refrain de D'la bière au ciel, on peut supposer qu'une bonne partie du public était là pour réentendre le Sherbrookois absent depuis trop longtemps. Celui-ci a également interprété Éloge de la page blanche, J'veux changer le monde, La tête en gigue et Sentant la glaise (cette dernière des Douze hommes rapaillés), dans une aisance qui donne encore plus hâte à son retour.

Avec Kevin Parent, dont Bernard Caza a été l'agent durant sept ans, les retrouvailles étaient d'autant plus touchantes lorsqu'on se souvenait à quel point l'artiste était mal à l'aise sur scène au début de sa carrière, surtout dans son rapport avec le public.

Aujourd'hui, le chanteur pourrait presque revendiquer le statut d'humoriste, tant il sait faire pour mettre une assistance en boîte. Il n'avait parfois besoin que de ses textes de chansons, par exemple l'hilarante Quand on vieillit, un petite nouvelle dédiée «amicalement» au maître céans. Le Gaspésien a aussi chanté ses classiques Seigneur et Nomade sédentaire.

Little Bernie

Daniel Boucher n'a pu camoufler longtemps son plaisir de retrouver ses admirateurs, lui qui lançait un nouvel album le mois dernier. Son empressement à répondre aux demandes spéciales (Embarques-tu?, Le chant du patriote de Félix Leclerc), de faire entendre ses nouvelles chansons et de regratter sa guitare avec assurance était beau à voir. La voix est à son meilleur.

En début de spectacle, Florence K a eu la très bonne idée de garder Bernard Caza avec lui, lui offrant une chaise à côté du piano. Love Me or Leave Me, classique du répertoire jazz, a vu sa partie improvisée se garnir d'extraits de Vive le vent, Mon beau sapin et du Petit renne au nez rouge, ce qui a bien fait rire. Son little baby dans Summertime s'est aussi transformé en little Bernie.

Arrivé en dernier (il participait à l'émission En direct de l'univers le même soir à Montréal), Patrice Michaud a confié avoir été rassuré d'entendre l'auditoire chanter avec lui pour sa toute première présence au Vieux Clocher.

«C'est généralement bon signe!» a commenté celui qui reviendra présenter son spectacle solo en mars prochain, et dont les interventions étaient aussi très drôles.

Bernard Caza a évidemment remercié le public et les artistes pour leur fidélité durant 40 ans... et rassuré les deux ou trois spectateurs qui ont appelé en croyant qu'il s'agissait du spectacle de clôture du Vieux Clocher (au lieu de la clôture des activités du 40e).

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