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Marie-Josée Poisson... (Imacom, Frédéric Côté)

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Marie-Josée Poisson

Imacom, Frédéric Côté

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Marie-Josée Poisson était adolescente lorsqu'elle a découvert que Madame de Pompadour, la célèbre maîtresse de Louis XV, était née Poisson. Comme elle.

« Elle a été une grande mécène, elle s'est mêlée de politique, mais elle avait aussi une aura un peu sulfureuse. Je ne voulais donc pas trop m'associer au nom de Pompadour. J'ai gardé cette info pour moi », explique la Bouchervilloise native de Sherbrooke.

Bien des années plus tard, quelqu'un de son entourage a appris quel était le patronyme de naissance de la marquise.

« Il était mal intentionné, il s'est mis à passer des remarques pompeuses à mon sujet, en faisant référence à cette info. Au lieu de faire une montagne avec ça, j'ai vu le sujet potentiel. J'ai décidé d'utiliser le nom comme prétexte à mon roman », explique la nouvelle auteure qui lançait, le mois dernier, Liées par le sang, une histoire contemporaine qui se déroule entre Montréal et Paris et qui met en scène une héroïne sur la trace de ses origines. En chemin, Lou Ashby rencontre l'historien Geoffroy Le Hideux. Ensemble, les deux personnages font une étonnante découverte à propos de la descendance de la marquise de Pompadour.

« L'intrigue est campée en 2005, c'est un roman actuel, mais comme je réfère à certains événements historiques, j'ai dû bien me documenter. Madame de Pompadour a eu deux enfants, tous les deux morts en bas âge, mais pour les besoins de mon histoire, je lui ai inventé une filiation. Cet aspect du récit est tout à fait imaginaire. »

La publication de ce premier roman signifie beaucoup pour Marie-Josée Poisson : « J'ai toujours voulu écrire un livre. Il y a cinq ans, je me suis dit qu'il était temps que je le fasse. »

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de faire le plongeon dans la fiction?

« Parce que... la vie! J'ai fait mes études, j'ai fait carrière, j'ai fondé une famille. J'écrivais beaucoup dans le cadre de mon travail, mais je n'avais pas le temps de plonger dans l'écriture d'un roman. »

Après des années à travailler en relations publiques, pour TV5 notamment, la communicatrice s'est retrouvée un peu à bout de souffle. C'est alors qu'elle a décidé de prendre une pause du monde professionnel.

« J'arrivais à l'orée de la cinquantaine, je me suis dit que si je ne le faisais pas, j'allais le regretter. Les astres étaient alignés pour que je me mette enfin au clavier. »

Une première mouture du roman envoyé à une kyrielle d'éditeurs en 2013 a été refusée partout. Rien pour arrêter l'auteure, qui a tout repris de zéro.

« J'étais vraiment déterminée. J'ai entièrement revu la structure de mon récit. »

Après bien du remaniage et une couple d'allers-retours en France pour bonifier ses recherches, elle mettait un point final à sa deuxième version. Celle-là a tout de suite retenu l'attention des Éditions La Semaine. Lancé en octobre dernier au Québec, le bouquin sera aussi distribué en France.

La publication coïncide avec le 250e anniversaire de la mort de Madame de Pompadour. Ce n'est pas un hasard.

« Je souhaitais que le roman paraisse en 2014 pour cette raison-là. Pour moi, c'est une façon de rendre hommage à cette femme qui a eu des liens méconnus avec la Nouvelle-France. »

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