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Grand prix du livre: Étienne Beaulieu et Yvette Francoli se retrouvent

Yvette Francoli et Étienne Beaulieu... (Imacom, René Marquis)

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Yvette Francoli et Étienne Beaulieu

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Étienne Beaulieu et Yvette Francoli sont en passe de devenir des amis. À force de courir les mêmes cérémonies et de gagner les mêmes prix, ces Sherbrookois d'adoption se reconnaissent.

Mardi soir, les deux auteurs - lui ayant l'âge de son fils à elle - se sont retrouvés à tour de rôle derrière le lutrin de la salle du conseil pour recevoir le Grand prix du livre de la Ville de Sherbrooke, un honneur bisannuel remis depuis 25 ans : lui, dans la catégorie « création littéraire » grâce au récit poétique Trop de lumière pour Samuel Gaska; elle, dans le volet « essai », avec Le naufragé du vaisseau d'or, une explosive enquête qui réhabilite Louis Dantin, l'homme derrière l'oeuvre d'Émile Nelligan.

Cette remise de prix est ainsi apparue comme une répétition de celle de l'Association des auteurs de l'Estrie, au dernier Salon du livre, en octobre. « Je me demande si on n'a pas réussi à attraper quelque chose dans l'air du temps pour être ainsi récompensés, ensemble. Je me demande aussi s'il n'y a pas un lien entre nos oeuvres. Peut-être la déconstruction d'un personnage statufié », a émis Étienne Beaulieu.

Que du bien

Depuis leur première rencontre, chacun a lu l'oeuvre de l'autre. Et n'a que du bien à en dire.

« Mme Francoli a fait un travail très sérieux. Son hypothèse, qui avait déjà été soulevée par quelques marginaux, devient plus que probable sous sa plume. On ne peut plus considérer comme extravagant que Nelligan n'ait pas écrit cette oeuvre qu'on lui attribue. Il faut lire », exhorte le professeur de littérature de 39 ans, dont le premier roman a décroché, en plus du prix Alfred-DesRochers, le prix Jacques-Cartier et une nomination au Prix de l'oeuvre de l'année en Estrie du CALQ.

En retour, Yvette Francoli, déjà récipiendaire du prix Alphonse-Desjardins et du prix Victor-Barbeau de l'Académie des lettres du Québec, s'est dite « emballée et émue » par le livre court mais dense de son confrère. « Les choses y sont dites simplement. J'aime comment les algues et la végétation y sont décrites. »

En création littéraire, le jury a accordé le deuxième prix à Bruno Lemieux, pour son recueil de poésie Dans le ventre de la nuit, et la troisième place à Lynda Dion, pour La maîtresse. Les essais de Jacques Quintin (Éthique et toxicomanie, les conduites addictives au coeur de la condition humaine), et de Claude Boucher (La Bible lue sous les regards de l'art et de la raison) sont les deux autres récipiendaires.

Cinquante-trois oeuvres avaient été soumises.

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