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Les drôles de ténors : un nouveau départ plus qu'un retour

Accompagnés désormais par le ténor Francesco Verrecchia (au... (IMACOM, Frédéric Côté)

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Accompagnés désormais par le ténor Francesco Verrecchia (au centre), Steeve Diamond et Michaël Rancourt ont relancé un projet collectif l'an dernier, avec le trio Drôles de ténors. Ce dernier n'est pas une résurrection des Trois ténors de l'humour, un groupe qui a donné son dernier spectacle en 2003, mais bien un nouveau départ, où les variétés l'emportent sur l'humour.

IMACOM, Frédéric Côté

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) La nuance est importante : les Drôles de ténors ne sont pas le grand retour ni la suite des Trois ténors de l'humour, même si Steeve Diamond et Michaël Rancourt en font encore partie. La nouvelle formation, qui compte désormais Francesco Verrecchia dans ses rangs, offre une prestation beaucoup plus axée sur les variétés que sur l'humour, bien que les imitations occupent encore le haut du pavé.

«C'est justement ici, à la salle Maurice-O'Bready, que la tournée des Trois ténors de l'humour s'est terminée, le 19 décembre 2003, après plus de 350 représentations», rappelle Michaël Rancourt. «Nous étions simplement rendus au bout de l'aventure», ajoute celui qui, par la suite, a présenté le spectacle Les duplicatas en duo avec Claire Bienvenue, suivi de deux autres spectacles en solo, le premier soulignant ses 20 ans de carrière et le second intitulé La voix des autres.

«Nous avons gardé quand même le mot ténor dans notre nom, au cas où certaines personnes se souviendraient de notre ancien projet, mais le concept est vraiment différent. Même notre auditoire s'est rajeuni. Les Trois ténors avaient un public dans la cinquantaine, alors que, pour les Drôles de ténors, on voit des gens de 25-30 ans dans la salle», ajoute Steeve Diamond.

Le choriste de Johnny

C'est ce dernier qui a relancé son ancien coéquipier, pour tâter son envie de repartir en tournée à trois. Entre-temps, en plus de faire ses propres spectacles et même d'enregistrer un premier album de chanson en mars dernier, Steeve Diamond a joint un autre groupe d'imitateurs européens, Les 4 sans voix (avec un Belge, un Suisse et un Français). Ce qui lui a redonné le goût du travail d'équipe.

Mais il fallait un troisième «larron» pour compléter le trio. «J'ai tapé ténor dans YouTube et c'est lui qui est sorti», rapporte Steeve Diamond, en parlant de Francesco Verrecchia, un ténor montréalais à l'impressionnante feuille de route, qui a notamment été choriste de Johnny Hallyday lors de deux tournées européennes. Le rockeur l'a même laissé chanter Caruso dans son spectacle.

Au fil de ses 30 ans de carrière, Francesco Verrecchia a aussi collaboré avec Bruno Pelletier, Alain Souchon, Natasha St-Pier, Isabelle Boulay, Mario Pelchat et Garou. Il s'est produit dans une quinzaine de pays différents. Encore récemment, il chantait Carmen avec l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

«En plus, il est musicien et il nous accompagne à la guitare», souligne Steeve Diamond. «Nous avons un excellent numéro où Francesco joue de la guitare électrique... pendant que Michaël imite le son d'une guitare électrique. C'est tout un duel! Francesco refait un solo de Slash du groupe Guns n Roses! En plus, il a le même timbre que Steve Perry, le chanteur de Journey. Il chante aussi Mille après mille dans notre segment country!»

Mur de voix

«On déstabilise beaucoup les gens, en passant du coq à l'âne, en jouant avec les harmonies ou en utilisant les imitations simultanées, par exemple quand Steeve et Michaël font Édith Piaf ou Gerry Boulet en même temps», poursuit Francesco. «Les gens n'en reviennent pas quand on chante tous les trois ensemble. Nous réussissons à créer un mur de voix. Et la chimie entre nous trois est très palpable.»

«Nous voulions vraiment faire ressortir les forces de chacun», renchérit Steeve Diamond. «Michaël imite des instruments de musique comme le sax, le violon et l'harmonica, Francesco joue de la guitare et moi... j'imite Ginette», dit-il à la blague. «En fait, je me permets un retour aux années 1980. Grâce à mes années de karaté, je refais le fameux saut de David Lee Roth dans Jump

Évidemment, l'émergence de plusieurs nouveaux artistes a forcé Steeve et Michaël à mettre leur banque d'imitations à jour. «Je fais mon petit clin d'oeil à Yoan de La Voix, mais les gens sont souvent heureux de retrouver les mêmes artistes qu'avant.»

Les Drôles de ténors ont confié la mise en scène à Stéphane E. Roy. Après une quinzaine de représentations en rodage, le trio estime que son spectacle sherbrookois sera un des tout premiers de la version définitive.

«C'est un spectacle qui fait rire, qui donne des frissons et qui surprend», résume Michaël Rancourt. «Et comme le disait Jean Lapointe, ajoute-t-il en prenant la voix du célèbre artiste, quand tu es capable de faire rire et pleurer dans le même spectacle, tu es gagnant.»

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