L'amour dans tous ses états

Accompagnée par les comédiens Natacha Filiatrault et Éric Robidoux, la réalisatrice Carole Laure était... (Imacom, Jessica Garneau)

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Accompagnée par les comédiens Natacha Filiatrault et Éric Robidoux, la réalisatrice Carole Laure était de passage à Sherbrooke mercredi pour l'avant-première de son nouveau film.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Le titre dit tout : avec Love Projet, Carole Laure voulait faire un film sur l'amour. Celui qu'on cherche. Celui qu'on ressent pour les membres de sa famille. Celui qu'on investit dans la création. Et, enfin, celui qu'elle-même éprouve à l'endroit de la nouvelle génération.

« Je les aime, ces jeunes-là, je les trouve intéressants. Ils ont un grand appétit de vivre, ils sont beaux à voir aller. J'avais envie de les filmer, de poser mon regard aimant sur eux, mais sans aller dans le registre bonbon des comédies romantiques à l'américaine. Je voulais du vrai, je voulais montrer l'humanité de chacun, je voulais qu'on aime mes personnages sans les juger. Je voulais les peindre comme ils sont, dans un quotidien qui n'est pas toujours facile. Ça donne un film qui est à la fois dur et tendre, dans lequel il y a de tout; de l'humour, de la douleur, de la beauté », résume la cinéaste.

Sa quatrième bobine met plusieurs personnages en scène. Ils ont des horizons différents, des parcours aux antipodes, mais ils sont liés par le spectacle mariant danse et chant qu'ils préparent. Céline Bonnier, Magalie Lépine-Blondeau, Benoit McGinnis et Tomas Furey font notamment partie de la distribution.

« Ce n'est pas un film sur l'art, mais il y a des scènes où on voit les artistes en train de créer et de répéter. Ce sont d'ailleurs les acteurs qui interprètent les chansons écrites par Lewis Furey, ce sont leurs voix qu'on entend », note Carole Laure.

Celle-ci était de passage à Sherbrooke, mercredi, avec les comédiens Natacha Filiatrault et Éric Robidoux pour une avant-première à la Maison du cinéma.

« J'espère que ça plaira aux cinéphiles, qu'ils iront le voir. Ce n'est pas facile de convaincre les gens d'aller au cinéma, mais je pense que ce film-là gagne à être vu sur un grand écran. »

Parce que la proposition cinématographique mariant divers arts scéniques est originale. Tango, danse contemporaine, danse country : la réalisatrice a intégré plusieurs numéros à sa trame narrative. « C'est un projet auquel on ne pouvait pas dire non. Je fais de la danse, du jeu et de la scène. Participer à un film qui marie toutes ces disciplines, c'est formidable », souligne Natacha Filiatrault.

Un beau défi

La comédienne incarne Julie, une mère monoparentale de 27 ans qui peine à s'occuper de son fils de sept ans.

« C'est une femme enfant qui ne sait plus où donner de la tête, dit-elle. On en apprend davantage sur son parcours lorsqu'elle rencontre la psy, on la voit dans toutes ses failles, mais on sent aussi tout l'amour qu'elle ressent pour son garçon. Ce personnage haut en couleur était pour moi un beau défi. Il fallait trouver une façon de faire vivre Julie sans que les gens la jugent ou la détestent. »

Éric Robidoux personnifie Marc, le grand ami de Julie, un homosexuel qui sort dans les bars en quête de neuves conquêtes.

« Marc est un jeune adulte qui exulte encore, qui vit dans l'exubérance, raconte l'interprète. Il n'a plus cette candeur de l'enfance, mais il a du front, il a confiance en ses moyens. Il court après un amour impossible. Comme les autres personnages, il a ses faiblesses. Et comme les autres personnages, il aspire à mieux. C'est ce qui fait qu'il y a de la lumière, qu'on ne tombe pas dans la lourdeur. C'est un film qui transporte beaucoup d'amour et de fraternité, finalement. »

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