Blues Brothers en mission

Les producteurs Alain Sauvageau et Karole Gravel (à droite sur la photo)... (Imacom, Frédéric Côté)

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Les producteurs Alain Sauvageau et Karole Gravel (à droite sur la photo) veulent faire revivre l'univers des Blues Brothers. Jeud soir, le spectacle sera présenté au Théâtre Granada. Les musiciens sherbrookois Jean-François Gagnon et Kim Greenwood (à gauche) font partie de l'ensemble qui interprétera les standards de blues tirés du film-culte des années 1980. Joé Greenwood (au centre) incarne un Elwood Blues tout à fait ressemblant.

Imacom, Frédéric Côté

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Alain Sauvageau cherchait un projet. Une idée sur laquelle il aurait envie de plancher beaucoup et longtemps. Il rêvait d'un spectacle à grand déploiement qui lui permettrait de tirer son épingle du jeu musical.

« Le milieu de la musique est dur. J'avais envie de me créer du boulot », résume le pianiste et chef d'orchestre réputé.

Il a cherché son filon d'or longtemps. Jusqu'à ce qu'il pense au Blues Brothers et à leur fabuleux répertoire fait de blues, RNB, blues rock, bluegrass et gospel. Bingo! C'était ça. Avec sa conjointe, Karole Gravel, il s'est attaqué à l'univers du film-culte des années 1980 mettant en vedette John Belushi et Dan Aykroyd.

« Deux films ont été faits autour des Blues Brothers. J'ai écrit un scénario en amalgamant les meilleures scènes de chacun », raconte Mme Gravel.

Ledit scénario a reçu le sceau d'approbation Blues Brothers. Une première au Canada.

« Je vois grand et je vois loin avec ce projet. Dans cet esprit, acquérir les droits francophones pour le spectacle, c'était essentiel. On avait le souci de bien faire les choses, dans le respect de la musique et des gens. On réanime cet univers, mais on ne l'a pas inventé », souligne Alain Sauvageau.

La précieuse licence a été longue à obtenir. Six mois, au bas mot. Dans la foulée des démarches, la trame du spectacle a atterri sur la table de Judy Belushi Pisano. La veuve de John Belushi a annoté les pages, apporté des précisions, ajouté des informations.

« Son apport a été précieux. Elle s'est montrée très généreuse », note Karole Gravel.

Forts de cet aval, les deux producteurs sont allés de l'avant en ne ménageant aucun effort et en se découvrant des habiletés nouvelles. Pour publiciser le spectacle, l'idée de voyager à bord de l'emblématique Bluesmobile a fait son chemin. Mais encore fallait-il trouver une Bluesmobile. Alain Sauvageau a déniché une vieille Dodge Monaco 1975 et il s'est improvisé mécanicien. Pendant trois mois, il a bichonné la bagnole en suivant les indications de tutoriels trouvés sur YouTube. L'exercice a porté ses fruits : le carrosse est aujourd'hui méconnaissable. Et impressionnant. L'énorme voiture coiffée de ce qui ressemble à un immense porte-voix ne passe pas inaperçue. Chaque fois qu'elle circule sur la route, elle produit son effet. Même chez ceux qui n'ont pas vu le film.

En route pour le blues

Jeudi, la rutilante Bluesmobile sortira du garage. Destination : le Théâtre Granada, qui accueille la toute première représentation de Mission Blues Brothers. La délégation amorce son tour de planches en terrain un brin connu puisqu'il y a des racines estriennes dans le groupe. Associé au plateau de Belle et Bum depuis les tous débuts de l'émission, le trompettiste sherbrookois Jean-François Gagnon est de l'équipée. Les frères Kim et Joé Greenwood font aussi partie de l'aventure. Le premier joue de la six cordes, le second incarne un Elwood Blues frappant de ressemblance avec costard, Fedora, verres fumés. Et attitude, évidemment. C'est Dany Bélair qui personnifie l'autre frangin du célèbre duo tandis que Skipper Dean, un « trésor référé par Kim Richardson », hérite des partitions vocales qu'assumaient Ray Charles, Cab Calloway et James Brown dans le film.

« La musique, je connais, mais c'est nouveau pour moi de jouer un personnage. Je veux être crédible, alors je passe mes fins de semaine à pratiquer. Disons que c'est un beau défi! », résume Joé Greenwood.

Le défi est tout aussi grand pour les musiciens qui ont, paraît-il, quelques pas de danse à apprendre.

« Ça me sort de mes pantoufles! confirme Jean-François Gagnon. Mais c'est un grand plaisir de participer à ce spectacle-là et de retravailler avec Alain Sauvageau, pour qui j'ai une grande admiration. On est sept musiciens sur scène, alors musicalement, c'est riche. »

Pour chaque billet vendu, l'organisme remettra 2 $ au Tremplin 16-30.

« On respecte l'esprit du film, dans lequel les frères étaient en mission pour le seigneur. Pour chacun de nos spectacles, on choisira une cause à aider. Ici, on a opté pour le Tremplin 16-30 », résume Karole Gravel.

L'esprit du film se retrouve aussi dans la mise en scène du spectacle : « Il y a des touches humoristiques inspirées des scénarios », note Jean-François Gagnon.

Les créateurs de Mission Blues Brothers sont convaincus et convaincants : il n'est vraiment pas nécessaire d'avoir vu les longs-métrages pour apprécier le spectacle... mais celui-ci pourrait vous donner envie de les visionner ensuite!

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