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Bears of Legend: en autobus vers un deuxième opus

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Tout en poursuivant sa tournée québécoise, le groupe trifluvien Bears of Legend prépare son deuxième album.

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Fort du succès de son premier album, vendu 3000 fois sur iTunes, le septuor trifluvien Bears of Legend planche sur un deuxième album qui devrait voir le jour quelque part au printemps 2015.

Cette oeuvre, qu'ils désirent plus éclatée que Good Morning, Motherland, les ours légendaires la créent présentement pièce par pièce dans l'autobus scolaire qui les mène d'un spectacle à l'autre. Au cours de l'été, ils se sont même tapé un blitz de 50 spectacles en deux mois.

«Nous aurons fait 120 spectacles au cours de l'année. Nous n'avons pas été souvent chez nous, mais ça nous a permis de jeter les bases de notre prochain album», affirme le principal auteur du groupe, David Lavergne.

Le deuxième album s'inscrira ainsi en continuité avec le premier. On y traitera encore une fois des éléments, tels que la terre, le vent et la mer, mais cette fois, le groupe indie-folk offrira à ses amateurs un peu plus de rythmes et de surprises.

«Ça s'inscrit en continuité, mais avec quelques claques en pleine face. Le premier était plus introspectif. Il était bien léché, rien ne dépassait. Le deuxième fessera plus dans le tas», analyse le leader, qui est entouré de Christelle Chartray, Jean-François Grenier, Guillaume Grenier, Jacynthe P. Morand, Francis Perron et Claudine Roy.

Les gens qui auront l'occasion de voir la formation sur scène d'ici le mois de décembre, date prévue de son entrée en studio, pourront entendre certaines des nouvelles compositions. «On va tester le matériel et si on se fait lancer des tomates, on changera nos plans», affirme la pianiste Claudine Roy en rigolant.

Là où tout a commencé

Le premier spectacle d'une courte séquence en Estrie et au Centre-du-Québec aura une connotation particulière. C'est à Victoriaville, au défunt bar Le Vieux Saint-Pierre, que la formation a effectué son tout premier concert à vie.

«C'était en mars 2012. Michel Dumais nous avait offert de faire la première partie de Mark Bérubé et nous avions accepté. Notre groupe n'était même pas complet. En fait, notre septième membre assistait au spectacle», se rappelle David Lavergne en souriant.

Les ours ont ensuite pris la route de la Gaspésie afin de tester la réponse des amateurs le plus loin possible de leur Mauricie de résidence. C'est lors du spectacle de leur retour, au Moulin Marcoux de Pont-Rouge, qu'ils ont compris qu'ils étaient faits pour la musique. Ils entraient en studio le lendemain.

«Nous n'avions jamais eu la prétention de vouloir faire un album.Nous étions une poignée d'amis qui faisaient de la musique une fois par semaine.»

«Nous n'avions jamais eu la prétention de vouloir faire un album. Nous étions une poignée d'amis qui faisaient de la musique une fois par semaine. Nous nous sommes mis à créer pas mal et nous nous sommes lancé le défi d'aller nous planter en Gaspésie. La réponse a été meilleure qu'on croyait», raconte le chanteur.

L'attrait du français

Le succès des Bears of Legend est majoritairement attribuable au bouche-à-oreille, leurs textes en anglais les rendant moins attrayants pour les radios commerciales. S'ils n'écartent pas la possibilité de concevoir un jour un album en français, ils n'en font pas une priorité.

«Ce n'est pas un objectif, tant que les albums se vendent et qu'il y a des gens présents lors de nos spectacles. En ce qui nous concerne, les émotions n'ont pas de langue», statue l'auteur, précisant que cette facilité pour l'écriture dans la langue de Shakespeare lui vient de son père et date de sa plus tendre enfance.

Le groupe envisage de venir lancer son prochain album en Estrie, un terreau qui lui a toujours été fertile. Le groupe a particulièrement apprécié la réaction des amateurs au Théâtre Granada et au Vieux Clocher de Magog au cours de la dernière année.

«Les gens sont fous raides là-bas, la réponse était super bonne. Ce sont des amateurs qui portent le band sur leurs épaules», mentionne la violoncelliste Cristelle Chartray.

La formation trifluvienne entend également faire une escapade en Europe au cours de l'année 2015 afin de participer à une série de festivals et de changer d'air un peu.

Mais ils ne s'y rendront pas en autobus jaune.

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Bears of Legend

Pavillon Arthabaska, Victoriaville

23 octobre

Auditorium Montignac,

Lac-Mégantic

6 novembre

P'tit Bonheur, Saint-Camille

7 novembre

Centre d'art de Richmond

8 novembre

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