• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Alain M. Bergeron : peser deux cents livres 

Alain M. Bergeron : peser deux cents livres

Auteur jeunesse originaire de Victoriaville, Alain M. Bergeron... (La Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Auteur jeunesse originaire de Victoriaville, Alain M. Bergeron verra paraître jeudi prochain son 200e livre. Il sera au Salon du livre de l'Estrie les 18 et 19 octobre pour le dédicacer.

La Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) C'est un nombre important et significatif, un beau chiffre rond : Alain M. Bergeron lancera son 200e livre jeunesse, Billy Stuart - Le cerbère de l'enfer, le 16 octobre. Cette nouvelle aventure sera la huitième que vivra le raton laveur favori des enfants.

«J'aime les séries. J'ai débuté avec Capitaine Static. En créant Billy Stuart, j'avais aussi l'idée d'en faire le héros de plusieurs livres. Les 9e et 10e tomes sont écrits, ils devraient sortir en 2015. Je commence déjà à penser aux prochains.»

Autant dire : l'auteur victoriavillois est prolifique. Et efficace.

«J'ai auparavant été journaliste. Avec les heures de tombée à respecter, je n'avais pas le choix de structurer mon travail. J'ai gardé cette façon de faire et ça me sert bien, parce que j'ai un calendrier de production assez serré. J'ai donc toujours un plan de travail lorsque je me mets au boulot. Et je fais toujours un seul projet à la fois», dit celui qui signe, entre autres, les livres de la série Savais-tu?

Il a commencé à imaginer des histoires lorsque son garçon est né, en 1989. Il n'a jamais arrêté depuis.

«C'était bien, j'étais dans ma zone. S'il m'avait demandé de lui construire une cabane, ç'aurait été dangereux!»

En 1997 paraissait Cendrillé, son premier livre.

«À l'époque, j'écrivais au travail, et une fois à la maison, j'écrivais encore pour me détendre. Comme c'étaient deux genres d'écrits différents, j'y arrivais plutôt bien.»

Où sont les toilettes?

Et puis est venue une croisée des chemins, la possibilité de n'écrire que ses histoires. En 2005, Alain M. Bergeron a quitté le journal L'Union, pour lequel il travaillait depuis 1983, afin de se consacrer à temps plein à la fiction.

«Les contrats se multipliaient, j'avais fait mes calculs, c'était possible. C'était un grand plongeon, mais j'étais prêt à le faire. Quand tout se place dans notre tête, les choses se mettent aussi en place dans notre vie.»

Les demandes d'éditeurs ont fusé. L'auteur n'a jamais regretté son choix. Et il n'a jamais manqué de boulot.

«Je suis privilégié, j'ai même le luxe de refuser certains projets. J'ai toujours hâte de me lever le matin, je fais ce que j'aime.»

Mais il n'a pas oublié le chemin qu'il a parcouru pour en arriver là.

«Samuel Parent (Sampar) illustre plusieurs de mes livres et nous savons d'où nous partons. Les refus, les premiers salons du livre où la seule personne qui s'arrête pour te parler veut en fait savoir où sont les toilettes... On a vécu tout ça! On a une belle complicité auteur-illustrateur. On collabore depuis 20 ans, et Samuel arrive encore à me surprendre avec ses images. C'est comme s'il entrait dans ma tête. Ça me fascine chaque fois.»

Le duo de créateurs vise juste, on ne peut pas dire moins. Récompensé de plusieurs prix et reconnaissances, lu par un public grandissant, Alain M. Bergeron est régulièrement invité à donner des ateliers dans les écoles de la province, jusqu'en Suisse et au Yukon.

Cerise sur le gâteau

«C'est un grand, grand privilège d'être lu à ce point et c'est un grand, grand bonheur d'écrire pour les enfants. Le créneau jeunesse est vraiment la niche dans laquelle je suis à l'aise. Écrire pour les adultes est extrêmement exigeant. Je n'aurais pas le luxe de consacrer six mois ou un an à la rédaction d'un roman. Le monde de l'enfance me convient bien, il me permet de me renouveler. Sans me disperser, je touche à différents genres comme la bande dessinée, le miniroman, l'album illustré. Tous ces livres voyagent énormément. C'est d'ailleurs encore difficile pour moi d'imaginer que de jeunes lecteurs d'un peu partout connaissent et aiment mes histoires. Il y a quelque chose de surréaliste là-dedans.»

L'écrivain n'emploie pas le terme «un peu partout» à la légère : ses bouquins sont traduits dans plusieurs langues, en anglais aussi bien qu'en coréen. Des enfants de Chine, d'Espagne et de Hollande connaissent ses histoires.

«C'est au-delà de ce que j'avais pensé ou même osé imaginer», résume celui dont les écrits sont souvent teintés d'humour.

«J'aime faire rire, je trouve que l'humour est un bon moteur, d'autant que lorsque j'écris, j'ai envie de m'amuser et j'essaie aussi d'amuser les lecteurs. Le rire d'un enfant en train de lire un de mes bouquins, c'est pour moi la cerise sur le gâteau.»

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Dédicaces d'Alain M. Bergeron, les 18 et 19 octobre, au Salon du livre de l'Estrie

VOUS VOULEZ LIRE?

Alain M. Bergeron

Billy Stuart - Le cerbère de l'enfer

JEUNESSE

Éditions Michel Quintin

En librairie le 16 octobre

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer