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Les livres numériques font leur entrée au Séminaire

Après avoir pris le virage numérique avec l'arrivée des iPad en classe, le... (Imacom, Jessica Garneau)

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Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Après avoir pris le virage numérique avec l'arrivée des iPad en classe, le Séminaire de Sherbrooke se tourne maintenant vers le prêt de livres numériques dans sa bibliothèque.

L'institution privée a lancé le projet cette année grâce à une collaboration avec Archambault et souhaite qu'il prenne de l'ampleur au fil des mois. «L'arrivée des classes-i a précipité ça», observe le directeur des services pédagogiques du Séminaire de Sherbrooke, Jean-Marc Poulin, en faisant allusion à l'entrée des iPad dans des classes de la première au troisième secondaire depuis le début de la rentrée scolaire. Les élèves avaient le choix entre des «classes-i» ou des classes traditionnelles.

La bibliothèque compte actuellement une quarantaine de livres numériques disponibles, mais l'institution estime que ce nombre va grimper.

«Rapidement, j'ai l'impression qu'on va passer au-delà de 100 livres. Ultimement, la presque totalité de nos achats pourrait être des livres numériques. On ne parle pas de l'an prochain, mais éventuellement, si le virage fonctionne bien, si les maisons d'édition embarquent. On est tributaire de ça», note M. Poulin.

Les premières expériences avec les livres électroniques sont survenues grâce à Étienne Desbiens, un élève de cinquième secondaire, qui a été l'un des gagnants d'un concours, il y a environ trois ans.

Avec la somme remportée, l'institution a notamment pu faire l'acquisition de tablettes numériques. «On a mis des livres électroniques dedans; c'était nos premières expériences», raconte la responsable de la bibliothèque, Ghislaine Pinard. Sa collègue Nathalie Breton, adjointe administrative, raconte en riant que le projet a connu quelques difficultés, au départ. À ce moment, le Séminaire prêtait par exemple des liseuses aux élèves, mais le livre électronique désiré n'était pas nécessairement dans la liseuse prêtée. L'équipe a donc poursuivi ses démarches.

«Il existait une plateforme pour les bibliothèques municipales (...), mais pour nous, les institutions scolaires, ce n'était pas légal, car les ententes avec les éditeurs n'étaient pas pour les bibliothèques scolaires. (...) Archambault a décidé de développer sa propre plateforme numérique et a pris des ententes avec des éditeurs pour que les bibliothèques scolaires, on puisse faire des achats», raconte Mme Pinard.

«Je voulais que la plateforme soit arrimée avec le logiciel de bibliothèque que l'on a (de GRICS), que les jeunes puissent emprunter n'importe quand, à n'importe quelle heure...» note Mme Pinard, en soulignant que l'établissement a été un précurseur dans cet arrimage de la plateforme et du logiciel. «On voulait que tout ça soit convivial : aller sur des livres papier, sur des outils informatiques et emprunter des livres numériques.»

Des écoles de l'extérieur ont contacté l'institution sherbrookoise afin d'emboîter le pas, raconte Mme Breton. L'institution tient une journée portes ouvertes demain.

À compter de l'an prochain, les iPad feront aussi leur entrée dans les classes de quatrième secondaire du Séminaire de Sherbrooke. De plus, les élèves n'auront plus à choisir entre la classe-i et la classe traditionnelle. Plusieurs raisons expliquent cette décision, selon Jean-Marc Poulin. Outre les retombées pédagogiques et le succès de l'initiative, il note que de garder deux modèles (classes avec iPad et classes traditionnelles) s'avère un défi supplémentaire pour l'organisation scolaire.

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