La femme qui observait les chevaux

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<p>Christine Bureau</p>

(Valcourt) Avec l'exposition Mouvement suspendu, Patricia Barrowman propose une véritable rencontre avec le cheval. Une rencontre harmonieuse, qui s'éloigne de la simple observation pour faire place au contact entre l'homme et l'animal, dont on peut, pendant un instant, côtoyer la puissance, la fragilité, le courage, la vulnérabilité.

«Je n'exagère rien», explique doucement l'artiste de Melbourne, faisant allusion aux formes que les chevaux prennent sous ses mains. Un dos courbé, de longues jambes fines, un grand cou... Tout est question de perspectives.

«Dans ces moments forts où tu es avec l'animal, tu as soudainement un cou autour de toi. Les dents t'apparaissent grandes parce que tu les observes de si près. C'est ça, être simplement avec le cheval, le côtoyer», décrit-elle. Et en même temps, cette proximité permet de découvrir les forces et les faiblesses de la bête.

«Le cheval est un être non seulement fascinant, mais également vulnérable», a résumé Liza Frulla, invitée d'honneur du vernissage qui a rassemblé 190 personnes lors des Journées de la culture. Ancienne ministre de la Culture, elle est aussi une passionnée des chevaux. «Vous transmettez tellement bien cet amour. Pour ceux qui les aiment passionnément, c'est extrêmement touchant. Vous parlez pour nous», a-t-elle lancé à Patricia Barrowman.

Et si l'artiste parle si bien aux amoureux des chevaux, c'est peut-être parce qu'elle ne s'arrête pas à un seul langage. Touchant à l'acrylique sur masonite ou contre-plaqué, à l'huile sur lin, aux sculptures de bronze, de béton ou de papier mâché, Patricia Barrowman est une artiste multidisciplinaire. Cela permet à ses mains de rester aux commandes de sa créativité, avance-t-elle.

«Je ne veux pas être emprisonnée dans un seul médium. Si tout ce que je faisais était de la peinture à l'huile, le médium deviendrait trop simple, je me mettrais à utiliser davantage ma tête que mes mains», explique-t-elle. Elle s'assure d'ailleurs de les garder bien occupées, ces mains. Initiée à l'art par sa grand-mère alors qu'elle était toute jeune, Patricia Barrowman n'a jamais arrêté depuis.

Avec Mouvement suspendu, elle présente sa plus grande exposition en carrière. Des oeuvres datant de 1987 côtoient son travail plus récent. «Je me suis assurée que seulement les oeuvres que je voulais s'y retrouvent», précise-t-elle. Des oeuvres qui, sans être parfaites aux yeux de l'artiste, réussissent finalement «à parler d'elles-mêmes».

Mouvement suspendu

Patricia Barrowman

Au Centre culturel Yvonne L. Bombardier

Jusqu'au 7 décembre

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