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Albert Millaire à Coaticook: ses personnages, ses amours

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(Coaticook) Avec sa voix grave à nulle autre pareille et cette présence qui réussit à remplir chaque recoin de l'espace, Albert Millaire continue de subjuguer son auditoire. Plus rare sur les écrans depuis quelques années, le comédien monte maintenant sur scène accompagné de ses «amours de personnages», ces êtres mythiques auxquels il a jadis donné vie et qu'il retrouve à travers leurs déboires et leurs grandes joies.»

Entre les personnages et les comédiens qui les jouent, il y a une intimité qui se crée et, même si ce sont des personnages mythiques, ils finissent par exister, car il faut les créer pour les interpréter, partage Albert Millaire. Ces personnages deviennent donc des gens avec lesquels on est beaucoup plus intimes, parfois même plus qu'avec un membre de notre propre famille! Ces personnages ne nous quittent jamais.»

Il faut dire qu'avec plus de 200 productions théâtrales à son actif, les membres de la famille fictive d'Albert Millaire sont nombreux, mais certains réussissent tout de même à se démarquer. «Plus les personnages sont maudits, plus ils sont intéressants, lance le comédien en riant. Ce n'est pas avec de belles qualités qu'on fait des héros, c'est avec des défauts, et nous, les acteurs, travaillons avec nos défauts et nos faiblesses.»

Parmi ses personnages les plus chers et les plus maudits, il mentionne Tartuffe, Iago dans Othello de Shakespeare, Salieri dans Amadeus et bien entendu Cyrano de Bergerac qu'il a joué à la télévision. Des «méchants» qu'on aura plaisir à voir naître sur scène, eux et bien d'autres, dans un mélange de monologues, d'improvisations et d'anecdotes, rassemblés entre la tragédie et la comédie.

Entre deux représentations, une mise en scène ou une apparition dans la série télé Mémoires vives, Albert Millaire tente aujourd'hui de prendre le temps. «Depuis que je travaille moins et que j'apprends moins de textes, je me suis vengé. J'adore la lecture et je lis énormément. J'aurai 80 ans dans trois mois et je fêterai mes 60 ans de métier. Jusqu'à maintenant, ça c'est bien passé et je ne fais pas mon âge, sauf que je le ressens dans mon corps. Il faut donc que je fasse attention et que je me calme, mais je ne m'arrêterai jamais. Il n'y a pas de notion de retraite pour un acteur.»

Mes amours de personnages

Albert Millaire

Pavillon des arts et de la culture de Coaticook

Vendredi, 20 h

Entrée : 25 $

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